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Adama Barrow avait été accueilli par des centaines de milliers de personnes à son retour en Gambie (archives).

KEYSTONE/AP/JEROME DELAY

(sda-ats)

La Gambie a célébré samedi en présence de milliers de personnes l'anniversaire de son indépendance et l'investiture de son président Adama Barrow. La cérémonie met ainsi fin à 22 ans de pouvoir sans partage de son prédécesseur Yahya Jammeh.

Dès les premières heures de la matinée de samedi, des centaines de personnes ont convergé vers le stade de l'Indépendance à Bakau, près de Banjulde, où a lieu la cérémonie. "J'ai passé la nuit dans le stade pour m'assurer que j'aurai une place confortable. Je ne le regrette pas parce que j'ai pu le faire sans bousculade", a affirmé Isatou Dibba, une supportrice du président Adama Barrow.

Les festivités ont ensuite commencé vers 09h00 (10h00 en Suisse). Les gradins du stade d'une capacité de 20'000 places étaient remplis de monde. Des diplomates étrangers se sont difficilement frayés un passage pour y accéder. Et des milliers de personnes n'ayant pu entrer dans l'enceinte bondée étaient dehors, sous la surveillance de forces de l'ordre.

La cérémonie se tenait en présence des chefs d'Etat du Sénégal Macky Sall, invité d'honneur, du Liberia Ellen Johnson Sirleaf et de Mauritanie. Le Nigeria était représenté par son vice-président Yemi Osinbajo et la Guinée par sa ministre des Affaires étrangères Makalé Kamara. Parmi les invités de marque figurait aussi Dawda Jawara, premier président de la Gambie indépendante, de 1965 jusqu'au coup d'Etat de 1994 qui a porté Yahya Jammeh au pouvoir.

Un pigeon par année d'indépendance

La cérémonie se tient un mois après la prestation de serment d'Adama Barrow, le 19 janvier, à l'ambassade de Gambie au Sénégal voisin. Il y avait été accueilli à la demande de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) par crainte pour sa sécurité.

Yahya Jammeh contestait alors la victoire d'Adama Barrow à l'élection du 1er décembre. Il a finalement cédé le pouvoir et quitté la Gambie le 21 janvier pour la Guinée équatoriale à la suite d'une intervention militaire de la Cédéao et d'une ultime médiation des présidents guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Rentré en Gambie le 26 janvier, M. Barrow devait prêter de nouveau serment, cette fois devant le président de la Cour suprême, le juge Hassan Bubacar Jallow désigné cette semaine, et prononcer un discours.

Lors de cette cérémonie, 52 pigeons devaient être relâchés, un par année d'indépendance de cette ex-colonie britannique. Le pays est totalement enclavé dans le Sénégal francophone à l'exception de son étroite façade côtière.

ATS

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