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Une "intervention" policière était en cours à Paris à la gare du Nord (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

La gare du Nord a été évacuée dans la nuit de lundi à mardi pendant plus de deux heures, a-t-on appris de sources concordantes. Un important dispositif policier était déployé pour vérifier la présence ou non à bord d'un train de trois personnes recherchées.

Cette opération de vérification s'est achevée vers 01h50, sans résultat. "Fin des vérifications, retour progressif à la normale", a tweeté la préfecture de police.

La gare avait été évacuée peu avant minuit pour permettre à la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de fouiller un train en provenance de Valenciennes (Nord), dans lequel auraient pu se trouver ces personnes, selon une source proche de l'enquête.

"La police a demandé à intervenir dans un train en provenance de Valenciennes et à établir pour ce faire un périmètre de sécurité", a précisé une autre source proche du dossier.

Opération "levée de doute"

Selon ces sources, une guichetière de la SNCF avait donné l'alerte, déclenchant ainsi une importante opération dite de "levée de doute".

Les accès à la gare par le parvis ainsi que les bouches de métro adjacentes ont été bouclés, a constaté un journaliste de l'AFP. Des policiers casqués et fusils d'assaut sortis tenaient position. Les métros et les RER passant par cet important noeud ferroviaire ne marquaient eux plus l'arrêt.

"#GareduNord Intervention des services de police pour vérifications", avait tweeté la préfecture un peu après minuit.

Brigade armée

Benjamin, 29 ans, a débarqué de son train en provenance de Lille vers 23h15 pour trouver en bout de quai "des policiers en uniforme classique (qui) nous ont demandé de sortir vite de la gare. En nous dirigent vers le métro, nous avons croisé cette brigade d'intervention plus armée" et équipée de boucliers.

"Lorsque nous avons croisé la brigade de police, les gens autour de nous se sont mis à paniquer, crier et courir vers les sorties et le métro", a-t-il ajouté

Claire Sinead, 19 ans, sortait du métro quand elle a vu la "police partout" sur l'esplanade de la gare. "Ils nous ont dit de courir, d'évacuer la zone", a-t-elle raconté, décrivant des forces de l'ordre avec "des casques et tout leur équipement" (de protection). Habitant à proximité, elle a finalement pu rentrer chez elle, escortée par un policier.

Olivier Queneau attendait son train pour Orry-la-Ville quand il a vu les policiers pénétrer dans la gare. "Ils nous ont dit d'évacuer. En sortant, des agents de sécurité de la SNCF nous ont dit qu'un homme était armé. On est sorti dans le calme", a-t-il relaté.

Etat d'alerte

La France est en état d'alerte depuis janvier 2015 et la série d'attentats djihadistes sans précédent qui ont fait plus de 230 morts sur son sol. Des opérations de contrôle ou de vérification sont régulièrement menées sur l'ensemble du territoire.

ATS

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