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Avec l'accession d'Alain Berset au Département fédéral de l'intérieur (DFI), les socialistes sont mis face à leurs responsabilités, estime samedi la presse romande. Le PS devra sortir de son rôle d'opposant, en matière d'assurances sociales notamment, pour empoigner les dossiers et faire des propositions.

"La gauche a des raisons de se réjouir. Elle reprend à la droite un département clé, dépensier, politiquement sensible, où se prennent des décisions cruciales qui touchent immédiatement le porte-monnaie des ménages suisses", estime "Le Temps". Le PS peut "se réjouir de récupérer un ministère où se dessinent les politiques sociales au coeur de son action politique", renchérit "La Liberté".

Mais la rocade "impose aux socialistes de participer et non de trop facilement s'opposer; elle suppose de leur part un sens accru des responsabilités", souligne "Le Temps".

La "Tribune de Genève" relève elle aussi qu'il est l'heure pour le PS de s'atteler à ce à quoi il s'engage: "Il doit se mettre aux travail, se salir les mains, empoigner ces thématiques qui alarment les citoyens. D'une formation de la critique de l'institution - de la guérilla fédérale - il doit se muer en parti propositionnel et facilitateur de solutions que tous attendent."

Croiser le fer

"Cette rocade va faire naître des tensions entre le Parti socialiste et son nouveau ministre", souligne pour sa part "Le Matin". "Promu défenseur de la ligne fédérale, Alain Berset va devoir croiser le fer avec ses camarades. A commencer par un certain Pierre-Yves Maillard".

"Ce cadeau de bienvenue" à Alain Berset "dégage quelques relents empoisonnés", relève "La Liberté". "Le camp bourgeois met la gauche face à ses responsablités en confiant au petit dernier le soin de mener des réformes impopulaires qui le mettront en porte-à-faux avec son Parti socialiste".

Pour "Le Temps", "un premier pas positif serait que le socialiste désidéologise la discussion. Et "la bonne surprise serait de le voir initier des solutions inédites, capables de rallier de nouvelles majorités au Parlement et devant le peuple."

ATS