Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

La gauche prête à combattre un accord-cadre avec l'UE

Le président du PS, Christian Levrat, a déclaré lors du congrès du parti être prêt à lancer un référendum si le Conseil fédéral veut conclure un accord avec l'UE sur le dos des travailleurs.

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

L'accord-cadre entre la Suisse et l'UE a été au centre de l'attention ce week-end, alors que la décision du Conseil fédéral sur le dossier se fait toujours attendre. Du côté de la gauche, le PS et l'USS ont lancé des mises en garde.

Avec l'élection de Pierre-Yves Maillard à la présidence de l'USS et le parti socialiste réuni en congrès, la gauche était particulièrement active ce week-end. Elle en a profité pour tracer des lignes rouges vis-à-vis d'un futur accord-cadre. Le président du parti socialiste, Christian Levrat, a dénoncé les "têtes brûlées" qui sont prêtes à sacrifier les mesures de protection salariales pour conclure un accord-cadre hypothétique.

Si le Conseil fédéral veut conclure un accord sur le dos des travailleurs, le PS proposera de le refuser. Si cela s'avérait nécessaire, il lancera un référendum, a prévenu M. Levrat, pour qui la population ne soutiendrait jamais un traité avec l'UE s'il ouvrait la porte au dumping salarial.

Pierre-Yves Maillard, qui a été élu président de l'Union syndicale suisse samedi, s'est lui aussi exprimé sur le dossier européen. Il a appelé le Conseil fédéral à respecter sa parole pour ce qui touche aux mesures d'accompagnement "et ne pas jouer la concurrence sur les salaires à l'échelle européenne".

Les délégués de l'USS ont également clairement fait savoir qu'ils combattront énergiquement les attaques contre la protection des salaires et des conditions de travail ainsi que la durée du temps de travail.

"Large discussion" nécessaire

Dans tous les cas, le président d'Economiesuisse Heinz Karrer demande lui au Conseil fédéral de renvoyer l'accord-cadre au Parlement. Celui-ci revêt une grande importance pour la Suisse en raison de la vigueur des relations commerciales entre la Suisse et l'UE, a-t-il déclaré samedi sur SRF.

"Bien sûr, nous ne le soutiendrons pas à tout prix", précise-t-il en appelant à ce qu'une "large discussion commence sur ce sujet". Selon M. Karrer, le cas le plus malheureux serait un non du Conseil fédéral sans discussion: "ce serait une opportunité manquée."

Il sera plus facile d'embarquer les sceptiques une fois le contenu de l'accord-cadre connu et débattu, a relevé le responsable d'Economiesuisse. Interrogé sur les mesures d'accompagnement et le fait que les syndicats ne transigeront pas sur ce point, M. Karrer a déclaré que l'économie souhaitait également protéger le niveau des salaires. Mais il serait prêt à faire des concessions à la règle des huit jours par exemple.

Rendez-vous pris vendredi

Le Conseil fédéral a discuté vendredi du projet d'accord-cadre avec Bruxelles, mais ne devrait trancher que vendredi prochain sur les suites qu'il entend donner aux résultats de la négociation.

L'UE a fait pression sur Berne cette semaine en laissant entendre que la Suisse pourrait bien perdre la reconnaissance de son équivalence boursière par l'UE à la fin de l'année. Sans attendre la décision de Bruxelles, le Conseil fédéral a adopté vendredi avec effet immédiat son plan B pour protéger la place financière.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Sondage Suisses de l'étranger

Sondage: clavier et main close up

Suisses de l’étranger, donnez-nous votre avis

Meinungsumfrage

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.