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Le modèle d'affaires des fonds non déclarés a vécu, estime la FINMA. Selon l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la gestion de fortune en Suisse est à l'aube d'une véritable révolution.

La demande d'accès accrue aux informations bancaires est inévitable, a relevé le directeur de la FINMA Patrick Raaflaub mardi. Dans cette optique, celle-ci soutient l'orientation de la place financière vers les fonds déclarés.

"Faciliter ou tolérer sans broncher la soustraction fiscale par des étrangers ne saurait en aucun cas constituer un modèle d'affaires durable" sous l'angle de la gestion des risques, a souligné M. Raaflaub.

Changement nécessaire

D'après la FINMA, un changement de paradigme est nécessaire, car la tendance internationale évolue clairement vers un échange accru d'informations aussi bien en matière fiscale que de surveillance. Des défis d'une ampleur exceptionnelle attendent ainsi la place financière suisse, notamment la gestion de fortune, a noté M. Raaflaub.

Fin février, le Conseil fédéral a précisé l'orientation de sa stratégie de l'argent propre, alors que les pressions s'accentuent sur le secret bancaire. Les banques devront contrôler davantage l'argent déposé chez elles et les clients étrangers faire au besoin une autodéclaration fiscale. Il faudra attendre septembre pour connaître les mesures concrètes.

Une part de marché de 27%

Leader du marché mondial de la gestion de fortune transfrontalière avec une part de marché de 27%, la Suisse dispose de nombreux atouts afin de défendre sa position. Patrick Raaflaub cite notamment la stabilité économique et politique ainsi qu'une longue tradition.

M. Raaflaub dit ne pas vraiment comprendre les critiques qui brandissent le spectre de la surréglementation. "J'ai l'intime conviction que le secteur financier doit rattraper le retard après la déréglementation tous azimuts durant les années 1990 et les premières années du nouveau millénaire".

ATS