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L'ancien président Fujimori a été jugé pour son rôle présumé dans deux massacres qui ont fait 15 morts en 1991 et 10 morts en 1992, perpétrés par un "escadron de la mort" dans le cadre de la guerre menée par l'Etat contre les guérillas d'extrême-gauche. Il avait écopé de 25 ans (archives).

KEYSTONE/AP/MARTIN MEJIA

(sda-ats)

Des organisations de défense des droits de l'homme et des familles de victimes ont demandé vendredi à la Cour interaméricaine des droits de l'homme de se prononcer contre la grâce accordée en décembre à Alberto Fujimori. Ce dernier était condamné à 25 ans de prison.

"Nous sommes venus ici aujourd'hui pour dire notre rejet de la grâce accordée à Alberto Fujimori - une grâce qui équivaut à une insulte à la mémoire et à la dignité de nos frères, mères et fils", a déclaré une proche de victimes, Carmen Amaro.

La Cour, dont le siège est à San José, au Costa Rica, doit dire si la grâce accordée par l'actuel président Pedro Pablo Kuczynski entre en violation des normes internationales, comme l'affirment les familles des victimes du régime de Fujimori (1990-2000).

M. Fujimori, 79 ans, qui souffre de problèmes de santé, a été gracié le 24 décembre, officiellement pour des raisons humanitaires. Cet ancien président a été jugé pour son rôle présumé dans deux massacres qui ont fait 15 morts en 1991 et 10 morts en 1992, perpétrés par un "escadron de la mort" dans le cadre de la guerre menée par l'Etat contre les guérillas d'extrême-gauche. Il purgeait une peine de 25 ans pour corruption et crimes contre l'humanité.

"Acte de justice"

"Nous persisterons et poursuivrons la lutte jusqu'à ce que la personne responsable de la mort de nos proches retourne en prison", a déclaré Mme Amaro devant la Cour. "Ce n'est pas de la vengeance, c'est un acte de justice".

La Cour a été créée par l'Organisation des Etats américains en 1979 afin de se prononcer sur les affaires impliquant de possibles violations de la Convention américaine des droits de l'homme par les Etats.

Un avocat représentant le gouvernement péruvien, Jorge Villegas, a répondu que le Pérou "avait une tradition d'accorder la grâce dans les cas humanitaires, dont beaucoup de condamnés pour terrorisme". L'Etat "réaffirme son droit d'accorder une grâce humanitaire même en cas de grave violation des droits de l'homme". Un autre avocat du gouvernement, Adrian Simons, a relevé que les militants opposés à la grâce n'avaient pas épuisé tous les recours juridiques au Pérou avant de saisir la Cour.

Dans un avenir proche

Le président de la Cour a déclaré à la fin de l'audience que le tribunal rendrait sa décision dans un avenir proche.

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ATS