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La police grecque a évacué mercredi vers Athènes des centaines de migrants bloqués depuis trois semaines à la frontière avec la Macédoine, où ils entravaient le trafic ferroviaire. Skopje impose un filtrage des nationalités et refuse de les laisser passer.

Quelques heurts ont éclaté lorsque l'évacuation a commencé près de la ville frontière grecque d'Idomeni, a constaté un journaliste de Reuters. Une trentaine de migrants ont résisté aux forces de l'ordre et ont été conduits au commissariat puis à bord d'un bus à destination de la capitale grecque.

Trois journalistes et photographes étrangers ont été brièvement interpellés pour qu'ils n'assistent pas à l'opération de police, a dit un photographe de Reuters.

Trente jours pour quitter le pays

Des échauffourées avaient déjà éclaté ces deux dernières semaines entre les policiers et les migrants, qui ont bloqué la voie ferroviaire en guise de protestation. Quelques-uns se sont également cousu les lèvres tandis que d'autres ont entamé une grève de la faim. La semaine dernière, un Marocain est mort électrocuté sur la voie ferrée qui passe à Idomeni.

Quelque 350 policiers ont mené l'évacuation et le transfert des migrants vers la capitale grecque. Quarante-cinq bus ont été utilisés pour l'opération et ont conduit les migrants vers un complexe sportif et des bâtiments désaffectés de l'ancien aéroport d'Hellinikon à Athènes.

Un responsable de la police grecque a précisé que ces migrants, quoique n'étant pas placés en détention, avaient trente jours pour quitter le pays. Si, passé ce délai, ils sont toujours en Grèce, ils seront arrêtés et expulsés.

Pourtant, plusieurs des pays concernés n'ont pas d'accord de rapatriement avec la Grèce. Ainsi, le Pakistan a refusé la semaine dernière d'accepter le retour de migrants pakistanais en provenance d'Athènes. Ces ressortissants étaient escortés par des membres de l'agence européenne Frontex.

Passage filtré depuis près d'un mois

Environ 2300 personnes, la plupart originaires du Maroc, du Pakistan, d'Algérie et de Somalie ont été empêchées de poursuivre leur route vers le nord et l'ouest de l'Europe en raison de ce filtrage dans les pays des Balkans n'appartenant pas à l'Union européenne.

La Macédoine a érigé une barrière en grillage et barbelés le long d'une partie de sa frontière avec la Grèce et filtre depuis le 19 novembre le passage, n'acceptant que les réfugiés syriens, irakiens et afghans qui fuient des zones de guerre.

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ATS