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Des dizaines de milliers de Grecs ont manifesté mercredi contre l'austérité qui les étouffe. La police grecque a lancé des gaz lacrymogènes pour disperser un groupe de 300 jeunes cagoulés.

Ces derniers participaient au défilé rassemblant près de 20'000 manifestants selon la police. Quelque 10'000 autres personnes ont battu le pavé à Salonique au nord du pays, toujours selon la police.

Ecoles et musées sont restés fermés, des vols ont été annulés, et les hôpitaux ont fonctionné au ralenti, en raison d'une grève dans le secteur public contre les mesures d'austérité mises en place pour essayer d'éviter un défaut de paiement au pays surendetté.

Situation "assez désespérée"

Le ministre grec de l'Economie Michalis Chryssohoïdis a estimé dans une interview à paraître jeudi en Allemagne que la situation de son pays est "assez desespérée". "Une faillite d'un pays de la zone euro serait une catastrophe car elle aurait un effet domino. Ne serait-ce que pour cette raison, nous ne pouvons décider seuls d'un défaut de paiement" a-t-il dit.

Avant une grève générale prévue le 19 octobre avec le secteur privé, les salariés du public protestent essentiellement contre le projet de mettre 30'000 d'entre eux au chômage technique avec salaire réduit de 40% d'ici à la fin de l'année, avant un probable licenciement au bout d'un an, dans l'objectif de réduire drastiquement les dépenses publiques du pays.

Réduction de postes

Le gouvernement grec a obtenu des créanciers du pays réunis au sein d'une troïka (Union Européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) d'appliquer cette mesure en priorité aux salariés les plus près de l'âge de la retraite.

Mais à terme, le gouvernement prévoit que la fonction publique grecque, qui s'élève à quelque 750'000 agents soit réduite de 150'000 d'ici à 2015, par le jeu des non-remplacements des départs en retraite ou par des suppression des contrats courts.

ATS