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La Grèce manquera les objectifs de déficit qui lui ont été assignés par ses bailleurs de fonds internationaux pour cette année et la suivante. Mais Athènes poursuit ses efforts: le gouvernement grec a approuvé dimanche soir un plan visant à réduire le nombre de fonctionnaires.

Athènes s'attend à ce que son déficit atteigne 8,5% du produit intérieur brut (PIB) cette année, alors que l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) avaient demandé que le déficit ne dépasse pas 7,6% du PIB.

Le projet de budget prévoit que le déficit sera réduit à 6,8% en 2012, contre un objectif fixé à 6,5%. Ces prévisions ont été publiées dimanche par le ministère grec des Finances, après l'approbation par le gouvernement du projet de budget 2012.

"Il reste trois mois capitaux avant la fin de l'année 2011 et l'estimation finale d'un déficit à 8,5% du PIB peut être atteinte si l'appareil d'Etat et les citoyens agissent en conséquence", écrit le ministère dans un communiqué. "Le projet de budget sera soumis demain (lundi) au Parlement", poursuit-il.

"Réserve de travail"

Le plan de réduction de la fonction publique est la contrepartie la plus controversée au déblocage de l'aide financière du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE).

Le projet crée une "réserve de travail", où 30'000 fonctionnaires seraient affectés d'ici la fin de l'année avec une baisse de 40% de leur rémunération. Au bout d'un an, ils seraient licenciés.

"La mesure de réserve de travail a été approuvée à l'unanimité", a déclaré un vice-ministre présent à la réunion d'urgence du conseil des ministres, présidée par le Premier ministre grec George Papandréou. Cette mesure devrait permettre à la Grèce d'honorer ses obligations en matière de budget, fixées par ses créanciers pour 2011 et 2012.

ATS