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"Aujourd'hui, les choses vont nettement, nettement mieux" en Grèce, a estimé le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici (archives).

KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a estimé lundi que la Grèce entrevoyait enfin la "lumière" après des années difficiles. Il a ajouté que les réformes imposées à Athènes avaient "sans doute" été "trop dures", mais "nécessaires".

"La Grèce a été au coeur d'une tempête économique et financière incroyable" mais "aujourd'hui, les choses vont nettement, nettement mieux", a déclaré M. Moscovici sur France Inter.

"Il y a un espoir pour la Grèce. La croissance est repartie, l'emploi repart, l'attractivité repart" et "l'investissement est revenu", a ajouté l'ancien ministre, disant se réjouir "qu'il y ait enfin une lumière au bout de l'obscurité".

"Il fallait créer les conditions de la confiance, c'est ça qui a été fait. Est-ce que ça a été trop dur ? Sans doute. Est-ce que c'était nécessaire par ailleurs ? Aussi", a-t-il estimé.

Deux bonnes nouvelles

Athènes a engrangé la semaine dernière deux bonnes nouvelles en vue d'un prochain retour sur les marchés, avec l'annonce de la participation du FMI à son plan d'aide et le relèvement de la perspective de sa dette à long terme par l'agence de notation SP Global Ratings.

La Grèce devrait par ailleurs bénéficier d'une croissance de 2,1% cette année, après huit ans de chute quasi-constante. Son taux de chômage reste toutefois le plus élevé d'Europe, à 21,7% en avril, même s'il a baissé de 1,9 point sur un an.

La Grèce a effectué "140 réformes extrêmement courageuses", a souligné Pierre Moscovici, qui se rendra lundi soir à Athènes. "Il y a maintenant des perspectives pour trouver enfin une solution au problème de la dette", a-t-il ajouté.

Dette colossale

Athènes, qui bénéficie depuis juillet 2015 d'un plan d'aide de 86 milliards d'euros, fait face à une dette colossale de 315 milliards d'euros (344 milliards de francs), équivalant à près de 180% de son PIB.

"Nous avons une responsabilité, nous Européens, à l'égard de la Grèce", a reconnu M. Moscovici, pour qui ce pays doit redevenir "un pays normal", "c'est-à-dire un pays réformé, un pays qui a des structures économiques et sociales solides".

"On n'a pas fait l'austérité pour le plaisir en Grèce, on n'a pas fait les réformes pour le plaisir en Grèce", a conclu le commissaire européen, assurant que les comptes publics grecs étaient "maquillés" et que ses structures politiques étaient "vermoulues".

ATS