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Avec un TGV sur huit en moyenne et un train régional sur cinq, les cheminots ont donné le ton de la mobilisation contre la réforme de la SNCF.

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Avec un TGV sur huit en moyenne et un train régional sur cinq, les cheminots ont donné le ton mardi de la mobilisation contre la réforme de la SNCF. Le gouvernement assure qu'il tiendra bon, tout en reconnaissant des "jours difficiles" en perspective pour les usagers.

Le Premier ministre Edouard Philippe a dit entendre "autant les grévistes" que "ceux qui veulent aller travailler", saluant les "clients et usagers de la SNCF" qui ont "des jours difficiles devant eux".

Comme l'avait anticipé la SNCF, le trafic était "très perturbé". La direction a annoncé un taux de grévistes de 33,9% en milieu de matinée, soit moins que les 35,4% enregistrés le 22 mars. Mais parmi les "agents indispensables à la circulation des trains", le taux a atteint 48% (contre 36% le 22 mars).

Des chiffres remis en cause par le porte-parole de SUD-Rail Erik Meyer pour qui la direction "se décrédibilise complètement. Avec 33% de grévistes, elle n'a pas été en capacité de s'organiser pour faire rouler les trains? C'est soit de l'incompétence, soit du mensonge". Il s'est réjoui de la réussite de cette première journée, estimant que le mouvement "durerait".

"Bras de fer social"

Des manifestations ont ponctué la journée, dont une de plusieurs centaines de personnes à Paris. Présent dans le cortège avant d'en être exclu par des manifestants, le dirigeant de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a jugé qu'il s'agissait du "commencement d'un bras de fer social comme le pays en a peu connu".

Les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) s'opposent à une réforme qui selon eux "vise à détruire le service public ferroviaire par pur dogmatisme". Dans leur viseur: la suppression de l'embauche au statut, l'ouverture à la concurrence et la transformation de la SNCF en société anonyme, prémices d'une future privatisation, estiment-ils.

La réforme "n'a pas pour objet de privatiser la SNCF, elle n'a pas pour objet de fermer des petites lignes, elle n'a pas pour objet de revenir sur le statut pour ceux qui sont au statut (de cheminot), elle a pour objet de sortir de ce statu quo" qui n'est "plus tenable", a insisté le Premier ministre.

Le projet de loi sur le pacte ferroviaire, qui prévoit un recours aux ordonnances sur certains points, sera voté en première lecture le 17 avril à l'Assemblée nationale. Les débats risquent d'y être vifs.

Gares désertées

Sur les grandes lignes, la SNCF a recensé un TGV sur huit en moyenne. Côté Intercités, sept lignes ne sont pas desservies. Dans les régions, un TER et un Transilien sur cinq étaient annoncés. Le trafic ferroviaire restera très perturbé mercredi, selon la SNCF, avec un TGV sur 7, un TER et un Transilien sur 5.

Beaucoup de gares avaient été désertées. "Les gens ont anticipé", résume Chloé, opticienne de 32 ans, à Nice. A Strasbourg, le calme de la gare ferroviaire contrastait avec l'effervescence de la gare routière où les lignes de bus privés faisaient le plein. Nombreux aussi sont ceux qui ont opté pour le covoiturage.

75% des vols assurés chez Air France

Le mouvement se conjugue dans les airs avec la quatrième journée de grève chez Air France pour les salaires. La compagnie avait prévu d'assurer 75% des vols.

Du côté de l'Aéroport de Genève, l'impact était "très modéré". Deux vols allers et deux vols retours ont été supprimés. Les passagers ont été avertis en amont et ont pu trouver d'autres arrangements, précise un porte-parole.

Filière déchets aussi touchée

Malgré des modalités différentes, CGT, Unsa, SUD et CFDT sont tous lancés dans la bataille: une grève par épisode de deux jours sur cinq jusqu'au 28 juin pour CGT, Unsa et CFDT; une grève illimitée reconductible par 24 heures pour SUD-Rail.

"Les négociations se poursuivent", a indiqué dans ce contexte Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF.

La tempête sociale ne s'arrêtera pas au rail, à Air France ou à la mobilisation des étudiants. La CGT, qui a déposé un préavis dans le secteur de l'énergie, a lancé mardi un mouvement dans la filière déchets (public et privé), avec des actions en Ile-de-France, dans le Nord, le Sud et l'Ouest.

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ATS