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Pour dimanche, la SNCF prévoit un taux de gréviste de l'ordre de 35% et un trafic très perturbé (archives).

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

Le trafic sera de nouveau très perturbé dimanche sur le réseau SNCF au début du deuxième acte de la grève des cheminots français. Face à des syndicats menaçant de durcir le mouvement, le gouvernement a de son côté lancé une contre-offensive médiatique.

Cette nouvelle journée de mobilisation, à la veille du début de la discussion du projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire" à l'Assemblée, s'inscrit en prélude d'une semaine également marquée par le démarrage de concertations avec les syndicats de fonctionnaires, un nouvel appel à la grève chez Air France et la poursuite de la fronde dans les universités.

Pour dimanche, la SNCF prévoit un taux de gréviste de l'ordre de 35% et un trafic très perturbé.

En plein week-end, ces prévisions d'un "niveau de grévistes moins important" et d'un "trafic moins perturbé" que lors des journées de mardi et mercredi (avec 48% de grévistes) ne permettent pas de déduire "un affaissement de la mobilisation", a souligné le directeur adjoint de la SNCF, Mathias Vicherat, lors d'une conférence de presse samedi à la gare Montparnasse.

Seules les prévisions pour lundi, attendues dimanche en fin d'après-midi, permettront de voir si le conflit s'étend.

Tir groupé médiatique

Les discussions qui ont eu lieu jeudi et vendredi au ministère des Transports ont accentué les crispations. La CGT a notamment prévenu que la mobilisation pourrait se prolonger au-delà du mois de juin.

Dans ce contexte, l'exécutif - prêt à discuter des modalités de la réforme, mais qui n'entend fléchir ni sur l'arrêt des recrutements au statut, ni sur l'ouverture à la concurrence ou encore la refonte de l'organisation de la SNCF - a renforcé son offensive médiatique.

Edouard Philippe affiche une nouvelle fois sa "détermination à aller au bout" de la réforme dans un entretien accordé au Parisien Dimanche, face à une grève "conçue pour maximiser les nuisances pour les usagers". Il réaffirme que la question d'une reprise de la dette de la SNCF par l'Etat, autre demande des syndicats, ne pourra pas être abordée "avant d'avoir la certitude que l'entreprise ne crée plus trois milliards d'euros de dette supplémentaire par an".

Emmanuel Macron, relativement discret depuis le début du mouvement, sera quant à lui l'invité du journal télévisé de 13h de TF1 jeudi, à la veille du troisième épisode de grève intermittente des cheminots, vendredi et samedi.

Egalement en retrait depuis le début du conflit, Nicolas Hulot défend à son tour la réforme dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche. "C'est parce qu'on a besoin du train pour réussir la transition écologique que nous avons (...) lancé ce chantier" de la réforme de la SNCF, déclare le ministre de la Transition écologique et solidaire. "Le train est une des conditions majeures du respect de l'accord de Paris" sur le climat.

Autres secteurs mobilisés

Parallèlement à la grève à la SNCF, en pleine période de vacances scolaires, l'intersyndicale d'Air France poursuit la mobilisation pour réclamer une hausse générale de 6% des salaires. Après une cinquième journée de grève depuis fin février ce samedi, dix syndicats de la compagnie, tous métiers confondus, appellent à nouveau à la grève mardi et mercredi et prévoient quatre journées de grève supplémentaires d'ici la fin du mois.

D'autres foyers de tension s'ajoutent à ces mobilisations dans les transports, dont la grogne dans certaines universités. La fonction publique pourrait venir allonger la liste, avec une intersyndicale prévue mardi pour définir un "plan d'action" contre le projet de réforme du gouvernement.

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ATS