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La gravière de La Petite Grave bientôt entièrement renaturée

D'ici peu, la faune et la flore devraient avoir recolonisé la réserve naturelle de La Petite Grave, à Genève, exploitée illégalement pendant plus de 40 ans pour l'extraction de gravier.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le chantier de renaturation de l'ancienne gravière de La Petite Grave, à Cartigny (GE), touche bientôt à sa fin. Ce site de 3000 m2 sera rendu à la faune et à la flore dès cet automne.

Il y a un siècle, des bateaux et des patineurs passaient du bon temps sur la vaste mare. Puis, pendant plus de 40 ans, ce terrain situé en zone agricole a été exploité illégalement pour l'extraction de gravier. Acheté par Pro Natura Genève en 2009, il est devenu la onzième réserve naturelle du canton.

Débuté en janvier, le vaste chantier de renaturation a été quelque peu ralenti par les intempéries de ce printemps. Il sera terminé dans le courant de l'été. Un total de 20'000 m3 aura été déplacé d'ici là sur le site. Un trou de 6 mètres de profondeur a notamment été comblé.

Les quelque 3000 m2 de surface seront divisés en deux. Une moitié sera dévolue à la réserve naturelle, l'autre sera rendue à l'agriculture. Dans trois ans, lorsque le sol traumatisé aura été restructuré, cette zone servira de pâturage pour les chevaux.

Lieu unique pour les crapauds

D'ici là, la faune et la flore devraient avoir recolonisé la réserve naturelle. Ce site de reproduction d'importance nationale pour les amphibiens héberge déjà quelques crapauds calamites, une espèce en voie de disparition en Suisse. Ce milieu humide avec des plans d'eau plus ou moins profonds, reliés à la nappe phréatique superficielle, devrait leur être très favorable.

"Les crapauds calamites étant très rares, nous avons dû être un peu interventionnistes. Nous les avons aidés en leur offrant un habitat où ils pourront se reproduire", a précisé le biologiste Alain Demierre lors d'une visite de presse. Le site est également considéré comme prioritaire pour toute la flore menacée.

A terme, grâce à la douzaine de milieux prévus, certains secs, d'autres humides, la zone devrait accueillir une faune et une flore très diversifiées, comme cela était le cas auparavant. Les envahissants robiniers seront, par ailleurs, éliminés petit à petit et remplacés par des chênes, plus adaptés au lieu. Trop petite et fragile, la réserve ne sera pas accessible au public.

Ce projet de Pro Natura Genève se monte à un peu moins de 2 millions de francs. Cette somme inclut, outre l'achat du terrain et les travaux de renaturation, la démolition des constructions et l'évacuation des nombreux matériaux laissés sur place par l'ancien entrepreneur après sa faillite.

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