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La journaliste poignardée à Moscou toujours en réanimation

Les bureaux de la radio "Echo de Moscou" étaient en pleine effervescence lundi (archives). KEYSTONE/EPA/SERGEI CHIRIKOV sda-ats
Ce contenu a été publié le 24 octobre 2017 - 11:47
(Keystone-ATS)

La journaliste de la radio russe indépendante Echo de Moscou, Tatiana Felguenhauer, se trouvait toujours en réanimation mardi, ont indiqué l'hôpital et son employeur. Poignardée la veille par un déséquilibré, son état s'améliore légèrement.

Après avoir été opérée et placée en coma artificiel lundi en fin d'après-midi, la journaliste se trouvait mardi "en salle de réanimation", a indiqué un représentant de l'Institut hospitalier Sklifossovski de Moscou. Et d'ajouter que la journaliste, poignardée dans le cou, se trouvait "dans un état assez grave".

Ses cordes vocales n'ont pas été affectées et le pronostic est "favorable", estime Echo de Moscou, son employeur. Ce dernier a précisé que les docteurs se concertaient pour décider de la suite des soins.

Présentatrice d'une émission populaire le matin sur cette radio critique du pouvoir dont elle est la rédactrice en chef adjointe, Tatiana Felguenhauer a été agressée lundi à la mi-journée dans les locaux de sa radio situés en plein centre de la capitale russe.

L'assaillant, un Russo-israélien de 48 ans, semblait motivé par une "hostilité personnelle" contre la journaliste, selon les explications de la police. Il a affirmé avoir avec la victime "un lien télépathique depuis 2012" et assure qu'elle "le pourchassait sexuellement toutes les nuits" via ce "lien", dans une vidéo publiée par la police.

Critiques balayées

Tatiana Felguenhauer a été victime d'un "fou" et non d'un climat hostile aux médias critiques du pouvoir en Russie, a estimé de son côté mardi le Kremlin. "Tenter de relier cet événement tragique, lié à la manifestation d'une telle folie, avec quelque chose d'autre n'est pas logique ou correct de notre point de vue", a déclaré son porte-parole, Dmitri Peskov.

Des voix s'étaient élevées après le drame pour dénoncer un climat de haine envers les médias indépendants alimenté par le pouvoir.

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