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La justice a offert mardi une nouvelle victoire judiciaire à Jean-Marie Le Pen dans le conflit qui l'oppose à sa fille. Elle a confirmé la suspension de la procédure de vote par correspondance qui était censée aboutir à l'éviction du patriarche du Front national.

Cette décision contraint le FN à organiser à la place de ce vote un "congrès physique", conforme à ses statuts, ce que Marine Le Pen voulait à tout prix éviter, affirmant qu'elle ne voulait pas louer le "Stade de France".

"C'est la confirmation pure et simple de la décision de première instance", a-t-on appris au secrétariat de la cour d'appel de Versailles. Le tribunal de grande instance de Nanterre avait déjà annulé le 2 juillet dernier la décision du bureau exécutif du FN de suspendre son fondateur après une série de propos polémiques, notamment sur les camps d'extermination nazis.

L'assemblée générale extraordinaire, qui a débuté le 20 juin et devait s'achever le 10 juillet, visait à réformer les statuts du parti, notamment en supprimant la présidence d'honneur de Jean-Marie Le Pen. Plus de 52% des 51'551 adhérents à jour de cotisation avaient déjà voté, d'après le FN.

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre, saisi par le fondateur du parti d'extrême droite, avait estimé le 8 juillet que le "choix illicite d'un vote par correspondance" le privait "de tout moyen d'expression".

"Le vote par correspondance n'est prévu, dans les statuts actuellement applicables, que dans le cadre des assemblées générales ordinaires", soulignait-il dans son ordonnance. "Dès lors, il existe bien une violation des statuts."

ATS