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Les restaurants de Bombay pourront à nouveau vendre du boeuf (archives).

KEYSTONE/AP/SAURABH DAS

(sda-ats)

La justice indienne a partiellement invalidé vendredi une loi interdisant pour des motifs religieux la consommation de boeuf dans l'Etat du Maharashtra, la région de Bombay. Il s'agit d'un revers pour les groupes hindouistes les plus radicaux.

L'exécutif de l'Etat avait décidé l'an dernier que la possession ou la vente de boeuf constituerait un délit puni de cinq ans de prison ou 10'000 roupies d'amende (146 francs). Cela en avait fait l'une des législations les plus restrictives sur la consommation de boeuf en Inde. L'abattage des vaches est interdit dans de nombreuses régions.

La haute cour de Bombay a désavoué les autorités vendredi, jugeant que la possession ou la consommation de boeuf n'était pas illégale s'il provient de l'extérieur du Maharashtra. Elle a en revanche maintenu la législation introduite en mars 2015 qui étend l'interdiction de l'abattage des vaches, taureaux et bouvillons, selon la décision publiée sur son site Internet.

Les restaurants pourront donc à nouveau vendre du boeuf importé, a indiqué l'avocat ayant plaidé la requête devant la cour.

Les groupes nationalistes de la droite hindoue demandent depuis longtemps une interdiction complète de l'abattage de toute forme de bétail, se référant à des motivations religieuses.

Les musulmans, principale minorité religieuse en Inde et premier acteur économique dans le secteur bovin, avaient à l'inverse dénoncé cette loi, se disant injustement ciblés par cette décision.

ATS