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Les burkini resteront interdits jusqu'au 30 septembre sur la plage de Sisco, en Corse (image symbolique).

KEYSTONE/AP ap

(sda-ats)

Un tribunal administratif a validé mardi l'arrêté anti-burkini pris à la mi-août, au lendemain d'une rixe entre des Marocains et des villageois, par le maire de Sisco, en Corse. Il a rejeté une demande de suspension déposée par la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

Le Conseil d'Etat avait estimé à la fin août que ces tenues de bain intégrales ne pouvaient pas être interdites si elles ne causaient pas de troubles à l'ordre public. Plusieurs villes du littoral méditerranéen ont dû lever l'interdiction, dont Nice et Cannes, qui avaient banni de leurs plages ces tenues "non respectueuses de la laïcité" malgré l'absence d'incident.

Le cas du village corse de Sisco était un peu différent. Le maire socialiste du village, Ange-Pierre Vivoni, avait pris son arrêté "pour calmer les esprits", après une rixe, le 13 août, entre des riverains et une famille d'origine maghrébine attribuée à tort au port d'un burkini.

Cent policiers mobilisés

Cette violente bagarre avait fait des blessés et d'importants dégâts matériels. Cent gendarmes et policiers avaient été mobilisés pour ramener le calme. Cinq hommes accusés d'avoir pris part à cette violente rixe seront jugés le 15 septembre. Trois Marocains ont été reconnus par le parquet comme étant à l'origine des incidents.

Compte tenu de ces événements, "de leur retentissement et du fait que l'émotion n'est pas retombée, la présence sur une plage de Sisco d'une femme portant un (tel) costume de bain" serait "de nature à générer des risques avérés d'atteinte à l'ordre public qu'il appartient au maire de prévenir", a estimé mardi le tribunal administratif de Bastia. Le juge a donc rejeté la requête la LDH.

"Toujours dans l'effervescence"

"C'est un soulagement pour moi et ma population", a réagi M. Vivoni auprès de l'AFP. "Ma population est toujours dans l'effervescence", a-t-il ajouté sur BFMTV.

Son texte court jusqu'au 30 septembre. Il interdit "l'accès aux plages et la baignade à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité ainsi que le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes", une formulation très proche des autres arrêtés.

"Mon arrêté n'était pas de la prévention, je l'ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d'avoir des morts !", avait-il expliqué. "Je ne suis contre personne", a-t-il assuré, "tout le monde peut venir vivre à Sisco".

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ATS