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La Ligue arabe a annoncé samedi la suspension prochaine de la Syrie et menacé Damas de sanctions. Les ministres des affaires étrangères des pays de la Ligue, réunis au Caire, ont également demandé à l'armée syrienne de cesser de tuer des civils.

La Ligue arabe a décidé de "suspendre la participation des délégations syriennes aux travaux" de l'organisation, une mesure qui prendra effet mercredi, selon un communiqué lu par le chef de la diplomatie du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani, à l'issue d'une réunion ministérielle qui a eu lieu au siège de la Ligue au Caire.

M. al-Thani a aussi appelé au retrait des ambassadeurs arabes à Damas, tout en précisant que la décision finale relevait de la souveraineté de chaque Etat membre. Le Yémen et le Liban se sont opposés à la suspension de la Syrie et l'Irak s'est abstenu.

L'UE approuve

La suspension de l'adhésion de la Syrie à la Ligue était l'une des revendications principales de l'opposition syrienne dont les divers courants se sont succédés récemment au siège de l'organisation.

L'Union européenne approuve ces décisions. "Nous soutenons pleinement les décisions prises par la Ligue, qui montrent l'isolement croissant du régime", a déclaré samedi un porte-parole de la cheffe de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton.

Damas juge la décision "illégale"

La décision est "illégale et contraire au traité" de l'organisation panarabe, a répliqué l'ambassadeur syrien auprès de la Ligue arabe Youssef Ahmad, dans des déclarations citées par les médias syriens.

C'est une décision qui "met fin à l'action arabe commune et prouve que l'administration (de la Ligue) suit un programme édicté par les Américains et les Occidentaux", a-t-il affirmé.

Quinze morts

Sur le terrain, la répression de la révolte populaire, qui a fait selon l'ONU plus de 3500 morts depuis mi-mars, n'a pas baissé d'intensité. Six civils et neuf agents de sécurité auraient été tués samedi dans le cadre d'opérations de répression et d'affrontements, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

ATS