Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La lobbyiste aurait dû mieux informer la conseillère nationale Christa Markwalder (PLR/BE) dans l'affaire kazakhe. Selon la Société suisse des affaires publiques (SSPA), Marie-Louise Baumann n'a pas suffisamment respecté les règles de déontologie.

Dès la première prise de contact, le lobbyiste doit indiquer quel mandat ou quels intérêts il représente. Or, Marie-Louise Baumann a "omis" de transmettre d'emblée ces informations à la conseillère nationale Christa Markwalder (PLR/BE), écrit la SSPA dans une prise de position publiée vendredi.

Et cela vaut aussi pour les contacts pris avant la conclusion formelle d’un contrat de lobbying, précise-t-elle. En revanche, elle a corrigé le tir "peu de temps après", les deux parties étaient ainsi au clair.

Un traducteur de Philip Morris

La vice-présidente de la Chambre du peuple est sur la sellette pour avoir transmis des informations de commission parlementaire à Marie-Louise Baumann, représentant les intérêts kazakhs.

En juin 2013, Christa Markwalder a déposé une intervention parlementaire sur les relations entre la Suisse et le Kazakhstan. Elle y posait diverses questions au Conseil fédéral sur la poursuite des contacts entre la Confédération et ce pays au régime autoritaire.

Or l'intervention a été rédigée par une agence de relations publiques active en Suisse, Burson-Marsteller, mandatée par le parti kazakh Ak-Jol. Cette formation politique se décrit comme faisant partie de l'opposition, alors qu'elle serait proche du pouvoir.

Marie-Louise Baumann aurait dû dès le départ effectuer des investigations plus précises sur la fonction du parti et sur sa proximité présumée avec le gouvernement, poursuit la commission de déontologie de la SSPA. Les éventuels conflits d'intérêt auraient ainsi pu être identifiés.

Autre erreur de la lobbyiste relevée par la SSPA: elle n'a pas été suffisamment transparente sur les fonctions du traducteur Dmitry Belousov. Celui-ci était également cadre chez Philip Morris Kazakhstan. Or Marie-Louise Baumann s'occupait, au sein de sa propre entreprise, d’un mandat séparé pour Philip Morris Suisse.

Pas de tromperie

Cependant, Marie-Louise Baumann n'a pas trompé la confiance de la députée lors de la préparation de l’interpellation et des questions à la commission de politique étrangère du Conseil national. "Elle a répondu à son devoir d’information et les règles déontologiques ont été respectées dans ce contexte".

Marie-Louise Baumann n'aurait cependant pas dû transmettre la réponse du DFAE à l'interpellation à son mandant, critique la commission de déontologie.

ATS