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Le chef de la délégation du Haut comité des négociations (HCN), principal groupe d'opposition, Nasr al-Harari, a lui aussi dénoncé le terrorisme perpétré par l'Etat islamique (EI) et le Front al-Nosra (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Après l'attentat qui a fait 42 morts samedi à Homs en Syrie, la délégation du gouvernement aux pourparlers de Genève a réaffirmé sa position. Pour elle, la lutte contre le terrorisme demeure prioritaire.

"Toute plate-forme qui refuserait de condamner" les attentats sera "considérée comme complice du terrorisme", a déclaré le même jour l'ambassadeur syrien Bachar al-Jaafari. Le chef de la délégation du Haut comité des négociations (HCN), principal groupe d'opposition, Nasr al-Harari, a lui aussi dénoncé le terrorisme perpétré par l'Etat islamique (EI) et le Front al-Nosra.

Salem al-Meslet, porte-parole du HCN, estime lui que le régime de Damas utilise le prétexte du terrorisme pour éviter de s'engager dans des discussions sur une transition politique en Syrie. "Depuis qu'ont commencé les négociations de Genève, le seul mot que le régime a à la bouche est le terrorisme. En fait, il bloque les choses en utilisant ce prétexte", a-t-il déclaré.

"Jaafari tergiverse, il ne veut pas démarrer la discussion sur la transition politique. Et, de la même manière qu'il insiste sur notre condamnation de ce qui s'est passé à Homs, nous demandons à la délégation du régime de dire clairement qu'elle est engagée à parler de transition politique (...) pour trouver une solution en Syrie", a-t-il lancé.

Trois thèmes au programme

A Genève, les discussions du week-end n'ont pas apporté de nouvelles avancées. Dimanche, l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a rencontré les autres groupes d'opposants, soit la plate-forme indépendante dite du Caire puis celle dite de Moscou, considérée comme plus proche du gouvernement.

Devant la presse, un responsable du groupe de Moscou a affiché des priorités assez similaires à celles du régime. Il souhaite un mécanisme contre le terrorisme et en parallèle un dialogue "direct" et "sérieux" entre le gouvernement et une seule délégation de l'opposition.

Lors de cette rencontre, Staffan de Mistura leur a remis le document déjà donné vendredi à Bachar al-Jaafari puis à Nasr al-Harari. Dans ce document, que l'AFP a pu consulter, M. de Mistura réaffirme que les discussions pour les trois jours à venir porteront sur la gouvernance inclusive, une nouvelle Constitution et des élections, thématiques évoquées en parallèle.

Opposition divisée

"Il n'y a pas d'autres questions" à aborder selon lui, a dit devant la presse le chef du groupe du Caire Jihad Makdissi. Celles relatives au cessez-le-feu, à la lutte contre le terrorisme et au domaine humanitaire doivent être abordées dans le cadre du processus d'Astana, précise le document.

Un avis que ne partageait pas samedi Bachar al-Jaafari, qui estime que le terrorisme doit constituer une "priorité" dans tous les pourparlers. Par ailleurs, Staffan de Mistura répète dans le document que plusieurs séries de discussions seront indispensables.

L'opposition reste aussi confrontée à ses propres divisions. "Nous ne sommes pas fragmentés, nous sommes divers", a affirmé M. Makdissi.

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ATS