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Emmanuel Macron a présidé ce jeudi son premier Conseil des ministres à l'Elysée.

KEYSTONE/EPA/FRANCIOS MORI / POOL

(sda-ats)

Le président français Emmanuel Macron a livré jeudi lors de son premier Conseil des ministres son discours de la méthode de l'action gouvernementale. Il a fixé comme valeurs cardinales, la "solidarité", la "collégialité" et la "confidentialité".

Parmi les "règles de bon fonctionnement" figure "d'abord la solidarité nécessaire entre tous les membres du gouvernement" ainsi qu'un "travail collégial", a souligné le nouveau chef de l'Etat, cité par le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Pour M. Macron, le rôle du président de la République est de "fixer la stratégie", de "donner un cap, un sens" et de préserver "les équilibres de nos institutions". "J'en suis le garant et, là-dessus, je serai intraitable", a-t-il souligné, toujours selon M. Castaner, estimant que le rôle du Premier ministre était d'"arbitrer".

"Le long terme est à l'Elysée, les arbitrages quotidiens ou de moyen terme sont faits à Matignon", a ajouté Emmanuel Macron à l'adresse de son gouvernement.

"Solidarité collective"

Le président et le premier ministre Edouard Philippe présenteront prochainement une "circulaire sur la place des cabinets" ministériels, a ajouté Christophe Castaner, soulignant "qu'il n'appartenait pas aux directeurs de cabinet de se substituer aux directeurs d'administrations centrales".

Pour autant, a poursuivi le chef de l'Etat, "la cohérence ne veut pas dire uniformité". Chacun "a des parcours différents, des opinions différentes, des analyses qui peuvent être différentes. Mais, en même temps, quand une chose est tranchée dans le cadre de la collégialité, elle doit devenir la règle et elle appelle la solidarité collective".

Le président, toujours selon Christophe Castaner, a achevé on intervention liminaire par "une invitation: ne changez pas !" "Si le président de la République et le Premier ministre ont choisi tel ou tel membre du gouvernement, c'est justement pour ce qu'ils sont", a-t-il souligné.

ATS

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