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La Maison Blanche examine de près son ministre de l'Environnement

La Maison Blanche examine de près les accusations croissantes à l'encontre du ministre de l'Environnement Scott Pruitt (archives). KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO sda-ats
Ce contenu a été publié le 04 juillet 2018 - 05:23
(Keystone-ATS)

La Maison Blanche a qualifié mardi de "troublantes" les accusations croissantes contre le ministre américain de l'Environnement. Scott Pruitt serait visé par une dizaine d'enquêtes fédérales distinctes.

"Nous sommes au courant des nombreuses informations de presse et le président les examine", a indiqué Hogan Gidley, un porte-parole de l'exécutif, à des journalistes. "Les informations sont troublantes", a-t-il ajouté.

A ce stade, le président américain Donald Trump a conservé son soutien à Scott Pruitt, patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), malgré les révélations qui s'accumulent sur son comportement en matière éthique et sur ses dépenses.

Il avait subi des remontrances en avril de la part de parlementaires inquiets de ces scandales. A l'époque, plus de 170 parlementaires démocrates ont signé une lettre exigeant la démission de M. Pruitt tandis que trois membres républicains de la Chambre des représentants avaient fait de même ou appelé à son limogeage.

Passe-droit

Le coeur des critiques porte sur ses dépenses aux frais du contribuable avec voyages en première classe, construction d'une cabine insonorisée dans son bureau ou encore des conditions plus que généreuses pour la location d'un logement près du Congrès à Washington lié à un lobbyiste opérant auprès de l'EPA.

Le Washington Post a écrit en juin qu'il avait utilisé sa position officielle ainsi que du personnel du ministère pour marquer son intérêt à ce que son épouse devienne une franchisée de la chaîne de restauration rapide Chick-fil-A. Transaction qui ne s'est pas concrétisée in fine.

Il est fréquemment critiqué par les démocrates pour son désintérêt à l'égard des études scientifiques et son mépris des conséquences du changement climatique.

Dérégulation

Cet ancien procureur général de l'Oklahoma est un fidèle soutien de M. Trump dans ses efforts de dérégulation. Il a notamment déclaré que l'EPA a économisé environ un milliard de dollars en coûts de réglementation depuis son arrivée.

Une Américaine se présentant sur sa page Facebook comme une enseignante a publié lundi une vidéo de son interaction avec le ministre dans un restaurant de Washington.

"Je voulais juste vous exhorter à démissionner à cause de ce que vous êtes en train de faire à l'environnement et à notre pays", lui dit-elle, son enfant dans les bras.

Plusieurs responsables de l'administration Trump ont récemment été pris à parti dans des restaurants.

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