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Pierre Maudet, conseiller d'Etat en charge de la sécurité et de l'économie, et Monica Bonfanti, cheffe de la police cantonale genevoise, ont fait le point six mois après la première conférence de presse consacrée à la menace terroriste.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI (archives).

(sda-ats)

Six mois après que le niveau de vigilance a été augmenté dans le canton de Genève, il est maintenu à ce même degré élevé. La menace terroriste reste réelle même si elle est difficilement saisissable.

"Le dispositif mis en place début décembre 2015 est maintenu. Pour l'heure, il n'est pas question de descendre le niveau de vigilance", a indiqué vendredi la cheffe de la police cantonale, Monica Bonfanti, lors d'une conférence de presse. Ces mesures avaient même dû être renforcées du 9 au 28 décembre dernier en raison d'une alerte terroriste réelle.

L'Euro, une cible?

La proximité de l'Euro de football qui débutera vendredi 10 juin en France et les pourparlers de paix syriens prévus ces prochaines semaines continuent à faire peser des menaces sur Genève. "La menace reste réelle même si la Suisse peut être considérée comme relativement épargnée", a précisé le conseiller d'Etat Pierre Maudet, en charge de la sécurité et de l'économie.

Les mesures mises en place ces six derniers mois afin de lutter contre les menaces terroristes sont à la fois sécuritaires et sociales. "A l'aéroport, l'un des points les plus sensibles, les mailles du filet ont été resserrées pour l'octroi des badges. La visibilité policière a été renforcée, notamment à proximité des infrastructures internationales", a poursuivi Pierre Maudet.

Pour pallier la situation de sous-effectif que dénonce Pierre Maudet, la Brigade de la sûreté intérieure (BSI) a été renforcée, passant de 14 à 18 postes. Par ailleurs, les formations continues, déjà intensifiées, seront généralisées au sein de la police genevoise. Dans les prisons, les agents de détention seront eux aussi systématiquement sensibilisés.

Une plate-forme de prévention

Genève est le seul canton suisse à s'être doté d'un outil de prévention tel que la plate-forme gardezlelien.ch. Elle s'adresse tant aux proches inquiets qu'aux professionnels en recherche d'appui concernant les différentes formes de radicalisation. Des spécialistes répondront aux questions. Les demandes et les coordonnées resteront pour leur part strictement confidentielles.

"Il ne s'agit pas uniquement de lutter contre ce phénomène lorsqu'il apparaît mais aussi de travailler en amont", a déclaré Pierre Maudet. Un numéro gratuit complètera ce dispositif d'ici cet automne.

Un suivi pour 40 Genevois

Actuellement, 40 résidents genevois présentent des signes de radicalisation sur les 321 qui ont fait l'objet d'une enquête ces derniers mois. Leur degré de radicalisation est variable, tout comme leur suivi. Pour l'heure, trois résidents genevois détectés par les services de renseignements et qui ont fait l'objet d'un entretien préventif avec la police sont partis dans des zones de combat.

"D'autres sont susceptibles de le faire également. Le système policier a ses limites lorsqu'il n'y a pas de délit à caractère pénal", a admis Monica Bonfanti. Elle rappelle que, parfois, le phénomène de radicalisation se fait tellement vite que la police ne peut rien faire. Deux personnes en situation irrégulière à Genève n'ont, quant à elles, pas été détectées avant leur départ.

ATS