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Priti Patel n'aura pas survécu politiquement après les dernières révélations (archives)

KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN

(sda-ats)

Priti Patel, secrétaire d'Etat britannique au développement international, a démissionné mercredi après avoir rencontré des personnalités politiques israéliennes sans informer son gouvernement. C'est le second départ d'importance au 10 Downing Street en une semaine.

Mme Patel avait présenté des excuses lundi pour avoir rencontré une série de responsables israéliens, dont le premier ministre Benjamin Netanyahu, lors de vacances en Israël. Mais les médias ont fait état de deux rencontres supplémentaires, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

La ministre, qui avait dû interrompre un voyage en Afrique pour s'expliquer, a présenté sa démission à Theresa May lors d'un entretien au 10, Downing Street. Elles a renouvelé ses excuses à la première ministre et au gouvernement pour "ne pas avoir été à la hauteur de ses fonctions".

"J'ai agi avec les meilleures intentions, mais elles n'ont pas respecté les exigences de transparence et de franchise que j'ai défendues et promues", écrit-elle dans sa lettre de démission.

Theresa May l'a remerciée d'avoir pris la "bonne décision". "Le Royaume-uni et Israël sont des alliés proches et il est juste que nous travaillions étroitement ensemble. Mais cela doit être fait de manière formelle, à travers les canaux officiels", a ajouté Mme May.

Aide à l'armée israélienne

Mme Patel avait expliqué à la première ministre avoir évoqué la possibilité de financer l'assistance humanitaire apportée à des blessés syriens dans le Golan, dont Londres ne reconnaît pas l'occupation partielle par Israël, selon Downing Street.

Mais Priti Patel avait gardé certains éléments sous silence. Elle n'aurait pas expliqué que cette aide impliquerait de financer l'armée israélienne, qui a déjà permis d'évacuer plus de 3100 blessés syriens vers des hôpitaux israéliens. D'après le quotidien israélien Haaretz, elle aurait même visité un hôpital militaire de campagne dans ce territoire.

Démissions en cascade

Il s'agit de la seconde démission en une semaine au sein du gouvernement de la première ministre après celle, il y a précisément une semaine, du ministre de la défense Michael Fallon, emporté par un scandale de harcèlement sexuel.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson s'est vu enjoindre de présenter des excuses après des propos malencontreux concernant une employée humanitaire emprisonnée en Iran.

Selon le député travailliste Pat McFadden, il règne actuellement au sein du gouvernement britannique une "odeur de mort" et les députés de l'opposition posent la question de la capacité de Theresa May à diriger le pays.

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ATS