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La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, est soupçonnée de plagiat dans sa thèse de médecine. Mais celle-ci réfute ces accusations. En 2011 et 2013, deux autres ministres avaient dû démissionner pour les mêmes raisons.

Mme von der Leyen "ne rejette pas seulement ces accusations, elle a demandé à l'Ecole de médecine de Hanovre", où elle a obtenu son doctorat au début des années 90, "de (le) faire examiner par une commission indépendante et compétente", a réagi un porte-parole de la ministre, cité par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Selon lui, la ministre a eu connaissance de ces soupçons depuis août.

Les accusations, révélées samedi par Der Spiegel, et relayées sur internet, sont portées par une plate-forme internet, "VroniPlag Wiki", qui traque et recense les cas de plagiat universitaire. Au 26 septembre, "des éléments de plagiat ont été trouvés sur 27 des 62 pages" de la thèse de Mme von der Leyen examinées jusque-là, soit "une proportion de 43,5%", détaille VroniPlag.

Travail bâclé

Selon Gerhard Dannemann, professeur de droit à l'Université Humboldt de Berlin et membre de la plate-forme, cité par Der Spiegel, "37 passages" contreviennent aux règles académiques, comme la reprise de phrases de textes étrangers sans que l'auteur mentionne qu'il s'agit de citations. "La fréquence et la facilité avec laquelle ces erreurs auraient pu être évitées évoquent un travail grossièrement bâclé", a-t-il dit au quotidien Süddeutsche Zeitung.

En 2011, le ministre allemand de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg, étoile montante de la politique, avait dû démissionner, convaincu d'avoir plagié de larges pans de sa thèse. Annette Schavan, ministre de l'Education et proche de la chancelière Angela Merkel, avait dû en faire de même en février 2013.

Silvana Koch-Mehrin, vice-présidente du Parlement européen, avait elle aussi dû démissionner en 2011 pour les mêmes raisons.

ATS