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Les forces armées centrafricaines (FACA) vont prendre davantage d'importance notamment aux côtés de la MINUSCA à Bangassou dans le sud du pays (archives).

KEYSTONE/EPA MSF/NATACHA BUHLER / HANDOUT

(sda-ats)

Les récentes violences à Bangui ne devraient pas aboutir à un nouveau conflit généralisé en Centrafrique, selon la MINUSCA. Mais des zones du pays restent hors de contrôle et la présidentielle dans deux ans devrait constituer "un moment de vérité" pour la stabilité.

Certes, "on a assisté à un regain de tension" ces derniers mois, admet dans un entretien à l'ats le chef du Centre intégré d'analyse de la mission (JMAC) à la Mission de l'ONU en Centrafrique (MINUSCA), Hervé Auffret. Parmi les chrétiens anti-balaka comme les musulmans ex-Séléka, "certains ne sont pas prêts à faire la paix et il faut trouver les moyens de les mettre hors circuit", dit-il aussi.

Parmi les incidents, un soldat de la MINUSCA a été tué il y a une semaine dans le sud-est du pays, le troisième depuis janvier. Pour autant, le colonel ne voit pas de menace imminente d'un retour à la guerre civile de 2012-2013. A l'époque, la force onusienne n'était pas là, fait remarquer M. Auffret, en marge d'une réunion de l'Association européenne des centres d'entraînement aux opérations de paix (EAPTC) organisé à la Maison de la paix à Genève.

Et le FRPC, l'un des groupes musulmans, a bien tenté de rassembler à nouveau la coalition des ex-Séléka. "Mais la sauce n'a pas vraiment pris" parce que les groupes ne pèsent plus autant en terme d'hommes et sont divisés, constate M. Auffret. "Aucun acteur n'est en mesure de renverser directement le gouvernement", raison pour laquelle chacun tente de manipuler une partie de la population.

Bangui puis le reste du pays

Le chef du JMAC estime que la dimension confessionnelle des violences en Centrafrique est alimentée plus que "réelle". Tous les anciens groupes d'autodéfense sont davantage des entités qui mènent des activités "criminelles" pour s'enrichir. Ils exploitent en incitant à la haine une population peu éduquée qui peut constituer "une arme de destruction massive".

La MINUSCA travaille sur plusieurs fronts. Premier objectif, la consolidation de la situation dans la capitale. "Sécuriser Bangui, c'est sécuriser les institutions", affirme M. Auffret. Selon lui, une tâche qui prendra des années et dont la présidentielle prévue dans deux ans constituera "le moment de vérité".

Si en soutien des autorités, "on réussit" ce scrutin et que l'ouest du pays est ramené sur la voie économique, la MINUSCA aura contribué à mettre ce pays dans un contexte plus favorable, dit M. Auffret. "Il y a une tension entre les attentes de la communauté internationale et de la population pour une solution rapide et la réalité locale plus complexe", ajoute-t-il.

L'ouest sera stabilisé "une fois que les poches dans le nord auront été réduites". Le centre et l'est "sont plus délicats" mais la MINUSCA est présente sur la plus grande partie du territoire, y compris dans les endroits le plus reculés comme Obo.

Dialogue avec des pays voisins

Au final, le nord, vaste, devrait être la dernière région reprise et demandera un règlement politique, selon M. Auffret. Et de saluer les initiatives de l'Union africaine (UA) et la collaboration qui démarre entre a MINUSCA et des pays voisins de cette zone de la Centrafrique.

L'Etat bénéficie désormais de représentants dans toutes les régions, y compris celles qu'il ne contrôle pas. L'engagement des forces armées centrafricaines (FACA) augmente progressivement et devrait s'étendre d'ici l'été à Bangassou, dans le sud. Un symbole "important pour la population qui voit les siens la protéger, affirme aussi M. Auffret.

Mais la sécurisation à elle seule ne garantira pas une stabilisation à terme. La population a besoin d'éducation, d'accès aux ressources et d'une justice qui fonctionne. La Cour criminelle s'est réunie en début d'année pour la première fois depuis plusieurs années et "a fait un travail très sérieux".

De son côté, la MINUSCA a reçu récemment les premiers renforts des 900 hommes promis par le Conseil de sécurité après des appels lancés par plusieurs responsables onusiens dont le secrétaire général Antonio Guterres. "Nous avons besoin" de ces troupes supplémentaires pour davantage de flexibilité.

La 6e réunion de l'EAPTC, la première en Suisse, était organisée à Genève par les trois centres financés par Berne sur la sécurité, le contrôle démocratique des forces armées et le déminage humanitaire. Auxquels s'est jointe l'ONG Small Arms Survey.

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ATS