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Chahutée par les marchés financiers, la Mobilière voit son bénéfice net plonger de 29% sur un an au 1er semestre à 187,2 millions de francs. L'assureur coopératif bernois estime toutefois maintenir son essor avec un volume de primes en hausse de 2,3% à 2,41 milliards.

"Je me réjouis que nous soyons parvenus à poursuivre notre croissance dans un contexte économique qui ne cesse de se détériorer", a déclaré le directeur général du Groupe Mobilière Markus Hongler, cité dans un communiqué publié vendredi.

Les turbulences qui ont agité les marchés financiers n'ont pas épargné le groupe d'assurances. Franc fort, crise grecque, interventions des banques centrales sur les marchés des capitaux, tensions géopolitiques et recul du cours de l'or ont eu un impact négatif sur le résultat de ses placements.

Capacité au risque élevé

"La Mobilière, avec sa stratégie de placement fondée sur une capacité de risque élevé et comportant une part importante de valeurs réelles, n'a pu se soustraire aux effets de cette évolution", souligne le groupe dans son communiqué.

Les opérations dans le domaine n'ont apporté que 128,8 millions de francs au bénéfice net semestriel, contre 237,4 millions lors des six premiers mois de l'an dernier.

La progression des primes encaissées a été portée par le secteur non vie, où le taux de croissance a atteint 4% à 1,88 milliard de francs. Une hausse en dessous des niveaux très élevés enregistrés ces dernières années, mais supérieure à la hausse moyenne du marché (1,4%).

Globalement, la société estime avoir amélioré ses affaires tant auprès des particuliers que des entreprises. Tout particulièrement dans les assurances mobilité, ménage et protection juridique et pour les PME. Cependant, le résultat après impôts de la division atteint 171,6 millions, soit une chute de près d'un tiers (-29,5%) par rapport aux 243,4 millions dégagés à la même période de l'an passé.

Offre aux entreprises étoffée

Le plongeon est quasi du même ordre dans le secteur vie (-23,2%), avec un résultat après impôts de 15,6 millions, contre 20,3 millions un an plus tôt. Dans la branche, les encaissements de primes ont aussi diminué, de 3,3% à 532,2 millions de francs, en raison d'une évolution défavorable dans la prévoyance professionnelle.

Le groupe a, d'ailleurs, annoncé étendre son offre à la clientèle entreprise après s'être concentré ces dernières années sur la réassurance des risques biométriques (décès et invalidité), un marché dont il est désormais leader. Il a racheté Trianon, une société vaudoise spécialisée dans les solutions de prévoyance professionnelle et la gestion administrative des ressources humaines.

Fondée en 1997, Trianon emploie aujourd'hui 120 personnes, réparties entre Renens (VD) et Zurich, et gère 40 institutions de prévoyance, pour un portefeuille de plus de 40'000 assurés. Le volume de placements porte sur 6 milliards de francs. L'entreprise vaudoise établit mensuellement quelque 16'000 décomptes de salaire pour plus de 70 sociétés.

ATS