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L'enthousiasme des électeurs de la jeune démocratie mongole s'est étiolé depuis la révolution de 1990 ayant mis fin au joug soviétique.

KEYSTONE/EPA/BYAMBA-OCHIR BYAMBASUREN

(sda-ats)

La Mongolie élisait mercredi ses députés. Ceux-ci auront la lourde tâche de valoriser les immenses ressources minières, largement inexploitées, de ce pays rural d'environ trois millions d'habitants.

Le scrutin devrait se résumer à un choix entre le Parti démocrate (PD, au pouvoir) et celui du Peuple mongol (PPM), principal parti d'opposition. Les deux camps ont fait de nombreuses promesses de développement économique, mais ont été avares en propositions concrètes pour répondre aux principales préoccupations des électeurs, comme l'amélioration des systèmes d'éducation et de santé.

A l'extérieur de la capitale, Oulan Bator, des camions transportant des urnes mobiles parcouraient mercredi les steppes afin de permettre aux personnes malades et âgées de voter. Les pasteurs et les autres électeurs ruraux se déplaçaient vers des yourtes aménagées en bureaux de vote.

En mai, la cour constitutionnelle mongole a modifié le mode d'élection des 76 membres du parlement: de proportionnel, le scrutin est devenu majoritaire. Une initiative qui réduit drastiquement les chances des petites formations politiques. PD et PPM sont soupçonnés par certains d'avoir agi de concert afin de se partager le pouvoir.

Crainte de violences

Malgré les efforts des autorités pour permettre à l'ensemble de la population de voter, même dans les zones reculées, l'enthousiasme des électeurs de la jeune démocratie mongole s'est étiolé depuis la révolution de 1990 ayant mis fin au joug soviétique.

A la veille du scrutin, des Mongols ont exprimé leur déception face à la mauvaise gouvernance et au ralentissement économique. Beaucoup ont dit craindre une répétition des violences meurtrières de 2008 consécutives à des soupçons de fraude électorale.

Promesses à tenir

Les politiques "doivent tenir toutes leurs promesses. Tant de choses sont à exiger", a déclaré Ganbaatareen Jargal, un ouvrier du BTP de 25 ans, lors d'un rassemblement électoral samedi près d'Oulan Bator. Malgré des études d'ingénieur minier, il a assuré être contraint de travailler sur les chantiers en raison de l'échec du gouvernement à développer le secteur des ressources naturelles.

Le ralentissement de la croissance en Chine, de loin le premier partenaire commercial de la Mongolie, a entraîné une chute de la demande chinoise pour les matières premières mongoles - charbon et cuivre notamment. Les désaccords de la classe politique sur le prix et la propriété des ressources ont aussi freiné leur exploitation.

ATS