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La municipalité de Lausanne propose de limiter très fortement la mendicité. Elle a présenté jeudi son contre-projet à l'initiative libérale-radicale qui demandait l'interdiction. La droite a salué "la volte-face" de l'exécutif de gauche.

"Restreindre la mendicité sans criminaliser la pauvreté": avec son contre-projet, la municipalité dit vouloir répondre aux craintes et inquiétudes de la population face aux nombreux mendiants qui se retrouvent dans les rues lausannoises. Elle entend cependant aussi lutter contre "le débat passionnel et les fantasmes" que ces personnes suscitent, a déclaré Marc Vuilleumier.

Il n'y a pas à Lausanne "d'exploitation et de contrainte" qui s'exercent sur ces mendiants, a affirmé le municipal responsable de la sécurité publique et des sports. L'organisation sociale des roms présents est fondée sur le clan, mais n'est pas assimilable à une organisation criminelle.

Certaines zones interdites

Au lieu d'interdire la mendicité par métier comme le demande l'initiative, ce qui donnerait naissance à "une usine à gaz politico-administrative", la ville propose de préciser et durcir le règlement de police.

Les mendiants n'auront plus le droit de prendre à partie les passants, de s'accompagner de mineurs et de harceler la population. Des zones seront aussi interdites, comme là où l'on manipule de l'argent, où le libre-accès doit être garanti. Les endroits de quiétude, les parcs par exemple, seront aussi exclus.

ATS