Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La place financière genevoise s'attend à traverser des années difficiles. La majorité des banques tablent sur une baisse de leur bénéfice en 2011. "Nous allons devoir économiser", a averti mercredi Bernard Droux, président de Genève Place Financière.

Comme l'industrie d'exportation, les établissements financiers souffrent du franc fort. A ce facteur incontrôlable s'ajoutent des marchés boursiers à la peine et le problème de l'endettement de la plupart des pays développés. Le secteur financier n'est dans ce contexte pas à l'abri de nouvelles secousses.

Pour éviter de trop subir, la place financière genevoise et suisse, qui a bâti sa réputation sur la gestion de fortunes privées, devra évoluer. "Nous sommes d'avis que nous devons faire une place plus grande à la gestion institutionnelle", a ainsi relevé devant la presse Nicolas Pictet, vice-président de Genève Place Financière.

Oui aux hedge funds

Par gestion institutionnelle, l'associé-gérant de Pictet & Cie ne fait pas seulement référence aux fonds de pension, mais à la gestion alternative incarnée par les hedge funds. Aux yeux du banquier, cette diversification des risques est une nécessité pour assurer à la Suisse des emplois et la prospérité.

M.Pictet s'est dit conscient de la polarisation toujours plus grande entre nantis et démunis dans la société, parlant même d'un phénomène "inquiétant". Il a toutefois insisté sur l'intérêt pour Genève d'accueillir des personnes jouissant d'un niveau de vie élevé qui permettent avec leurs dépenses de créer d'autres emplois.

"C'est un cercle vertueux dont l'ensemble de la population bénéficie, même les moins privilégiés", grâce aux retombées fiscales qui financent l'Etat social, a expliqué M.Pictet. Il se refuse à ce que la place financière soit désignée responsable de la cherté de la vie et de la pénurie de logements à Genève.

ATS