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La signature de nouveaux accords fiscaux avec l'Allemagne et la Grande-Bretagne va coûter cher à la place financière suisse. Selon une étude du cabinet de conseils Booz & Co, celle-ci va perdre 47 milliards de francs de sa fortune sous gestion et ses revenus vont diminuer de 1,1 milliard.

Ces sorties de capitaux de 47 milliards de francs représentent 2,3% des actifs extraterritoriaux gérés à fin 2010 sur la place financière suisse, lesquels se montaient alors à 2050 milliards de francs, écrit mardi Booz & Co. Ce repli entraînera dans l'immédiat un tassement des revenus de 600 millions.

Le nouveau régime fiscal issu de ces accords, qui doivent encore être ratifiés par les parlements concernés, aura également pour effet d'accroître la pression sur les marges. Dans l'ensemble, les revenus diminueront de 1,1 milliard de francs, soit 4% du total des recettes provenant des activités de gestion de fortune en Suisse. Et ces chiffres pourraient doubler avec la signature de conventions du même type avec d'autres pays.

Coûts de mise en oeuvre

Au fléchissement des revenus viendront s'ajouter les coûts de mise en oeuvre de ces accords fiscaux, estimés à hauteur de plusieurs dizaines de millions, même pour les banques de petite taille.

Par ailleurs, le mouvement de consolidation du secteur de la gestion de fortune va s'accélérer, note le cabinet. Les banques et gestionnaires de fortune devront à court terme réduire leurs coûts et adapter leurs modèles commerciaux.

Ces changements affectant la Suisse ne vont pas pour autant directement bénéficier à d'autres places financières, comme Singapour, par exemple, estime Booz & Co. Continuant de tirer profit du maintien d'un certain secret bancaire à la faveur de ces accords fiscaux, les banques helvétiques conserveront un rôle prépondérant dans la gestion de fortune.

ATS