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Samedi à Berne, la police a contrôlé plusieurs personnes pour empêcher une manifestation antifasciste non autorisée.

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Une manifestation antifasciste non autorisée n'a finalement pas eu lieu samedi à Berne. Les participants potentiels et la police ont joué au chat et à la souris durant près de deux heures en fin d'après-midi. Le même scénario s'est déjà produit il y a une semaine.

Selon l'appel lancé, les manifestants - 200 à 300 selon les organisateurs - voulaient se réunir à 16h00 au centre-ville. Un grand déploiement policier a toutefois étouffé la manifestation dans l'oeuf, a constaté l'ats. Deux autres tentatives ont ensuite subi le même sort, et les organisateurs ont finalement renoncé "pour aujourd'hui", ont-ils indiqué sur Twitter.

De son côté, la police a rappelé sur place aux manifestants potentiels que l'événement n'était pas autorisé par la ville, une décision prise jeudi. La police a procédé à des contrôles de personnes et sept d'entre elles ont été interpellées et emmenées dans les locaux de la police pour procéder à des éclaircissements supplémentaires.

Connues de la police

"Toutes ces personnes étaient connues de la police, quatre d'entre elles avaient déjà été interpellées dans le cadre de l'intervention de la semaine passée", a dit Jolanda Egger, de la police cantonale bernoise, interrogée dimanche par l'ats.

Peu avant minuit, toutes ces personnes ont été libérées. Du matériel pour s'encagouler a été confisqué. Il y a une semaine, un homme avait été dénoncé pour violence et menaces contre des agents.

Le directeur municipal de la sécurité, Reto Nause, tirait pour sa part un bilan prudemment positif, car les forces de l'ordre ont pu empêcher le cortège prévu à travers la ville.

Manifestation non tolérée

La ville de Berne a décidé jeudi de ne pas tolérer la manifestation. Les autorités ont tenté d'entrer en contact avec les organisateurs pour définir les conditions minimales de la manifestation, en vain, écrivait l'exécutif communal. En outre, d'autres événements étaient prévus le même jour au même endroit, dont une manifestation pacifique.

Cette fois encore, aucune demande d'autorisation n'a été déposée par les organisateurs de la manifestation antifasciste. Le gouvernement de la ville redoutait à nouveau des troubles pour la sécurité publique.

Il y a une semaine, des centaines de policiers, dont certains venus d'autres cantons, se sont déployés en ville de Berne pour faire face à une manifestation de la gauche alternative. Le rassemblement n'a finalement pas eu lieu et 29 personnes ont été interpellées.

Critiques des organisateurs

Les organisateurs ont qualifié de "spécieuses" les raisons invoquées par les autorités pour interdire la manifestation de samedi. Les opinions impopulaires sont simplement bannies par la ville de Berne, dénoncent-ils.

Dès lors, pour eux, leur but n'est plus seulement de protester contre le fascisme, le racisme et le sexisme, ont-ils fait savoir sur Facebook. L'action se transforme en une question de fond, à savoir qui est autorisé à manifester, où et quand. Ils ont annoncé de nouvelles actions pour la semaine prochaine.

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ATS