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La police a chargé à la matraque plus d'un millier de manifestants dimanche soir à Montréal. Certains venaient de briser à coups de pierres les vitrines de deux banques. Le même soir, le Grand Prix du Canada s'est déroulé dans le calme, mais sous haute surveillance policière.

Suite à ces actes de vandalisme touchant la Caisse de dépôt et placement du Québec et la Banque Nationale, la manifestation a été déclarée illégale. La police a donné l'ordre de dispersion par haut-parleur, aussitôt appuyé par des tirs de grenades assourdissantes, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Les marcheurs se sont alors éparpillés dans le centre ville. Auparavant, leur marche s'était déroulée pacifiquement au son de casseroles, si l'on ne compte pas le salut nazi adressé aux policiers par les manifestants.

Filtrages efficaces

"On est ici pour terminer le Grand Prix en beauté et montrer que malgré toute la répression qu'il y a eu contre nous pendant toute la durée de l'événement pour nous empêcher de dire nos opinions politiques, on est là quand même encore ce soir et on a l'intention de se faire entendre", déclarait Virginie, une étudiante de 28 ans.

Des groupes étudiants et anticapitalistes avaient menacé de perturber le Grand Prix du Canada de Formule 1, mais ce grand événement sportif a pris fin sans encombre dans l'après-midi.

La police a procédé à plus de trente "arrestations préventives". Elle s'est saisi aussi de six personnes à qui des actes criminels étaient reprochés. Les nombreux filtrages qu'il fallait franchir pour pénétrer sur le circuit Gilles-Villeneuve ont apparemment joué un rôle dissuasif efficace.

ATS