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La police disperse les manifestants à Tbilissi

Utilisant des canons à eau, les policiers ont dispersé les protestataires qui bloquaient l'accès au Parlement. KEYSTONE/AP/ZURAB TSERTSVADZE sda-ats
Ce contenu a été publié le 18 novembre 2019 - 17:13
(Keystone-ATS)

La police anti-émeutes géorgienne a dispersé lundi soir les manifestants anti-gouvernementaux qui campaient devant le Parlement à Tbilissi. Les protestataires s'insurgeaient contre le rejet d'une réforme électorale pourtant promise par le pouvoir.

Utilisant des canons à eau, les policiers ont dispersé plusieurs centaines de protestataires qui bloquaient l'accès au bâtiment et les rues environnantes, dont la principale artère de la capitale géorgienne où le trafic était paralysé depuis la semaine dernière. Plusieurs militants de l'opposition ont été arrêtés au cours de l'opération, a indiqué la chaîne télévisée Pirveli TV.

Plus de 20'000 manifestants s'étaient rassemblés dimanche à Tbilissi à l'occasion de la plus grande manifestation d'opposition de ces dernières années. Le mouvement de protestation avait commencé la semaine dernière après le rejet par les députés d'un projet de loi prévoyant la suppression du mode de scrutin mixte et l'introduction de la proportionnelle pour les prochaines législatives d'octobre 2020.

Lundi, Washington et Bruxelles ont apporté leur soutien aux protestataires. Leurs ambassades à Tbilissi ont dit "reconnaître la profonde déception d'une large partie de la société géorgienne après l'échec du Parlement à passer les amendements constitutionnels requis pour introduire des élections pleinement proportionnelles en 2020".

"Nous soutenons totalement la liberté de se rassembler et la liberté d'expression", avaient ajouté les deux ambassades dans un communiqué commun. Selon Bruxelles et Washington, l'échec à faire passer cette réforme "a augmenté la méfiance et renforcé les tensions entre le parti au pouvoir et les autres partis politiques et la société civile".

Refus d'élections anticipées

L'introduction de la proportionnelle était une promesse du puissant oligarque Bidzina Ivanichvili, dont le parti du Rêve géorgien est au pouvoir et dispose d'une majorité écrasante au Parlement. Il avait fait cette promesse en juin, alors qu'il était déjà confronté à une vague de protestation déclenchée par la participation de députés russes à un forum au Parlement géorgien, alors que les deux pays se sont opposés au cours d'une courte guerre en 2008.

Le maire de Tbilissi et secrétaire général du Rêve géorgien, l'ancien footballeur Kakha Kaladzé, a rejeté lundi la possibilité d'élections anticipées, demandées par les manifestants. Il a accusé l'opposition de "déstabiliser le processus politique avec des mises en scène destructrices et bas de gamme".

Conduit par l'homme le plus riche de Géorgie, Rêve géorgien est au pouvoir depuis 2012. Mais sa popularité a fortement baissé ces derniers mois, sur fond de stagnation économique et de craintes d'un recul des acquis démocratiques de cette ex-république soviétique.

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