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Le chef de la police avec le maire d'Albuera durant la conférence de presse où ils ont appelé son fils, un trafiquant de drogue présumé, à se rendre.

KEYSTONE/EPA/MARK R. CRISTINO

(sda-ats)

Six gardes armés d'un maire philippin ont été tués mercredi par la police. Le président Rodrigo Duterte avait déjà menacé de "tirer à vue" sur ce maire s'il continuait à protéger son fils trafiquant de drogue.

Des centaines de personnes sont mortes depuis l'élection en mai du président à l'issue d'une campagne outrancière qui l'a vu promettre de faire abattre des milliers de trafiquants de drogue présumés. Il a notamment appelé publiquement à leur meurtre.

Les gardes ont été tués mercredi à l'aube dans la ville d'Albuera, sur l'île de Leyte, dans une fusillade entre policiers et soutiens du maire Rolando Espinosa, a déclaré la police. L'incident "est lié à l'enquête concernant l'implication du maire et de son fils dans le trafic illégal de drogue", a déclaré à la presse le porte-parole de la police nationale Dionaldo Carlos.

Six hommes armés ont été tués, a-t-il affirmé. Dix-sept armes et plusieurs grenades avaient été trouvées sur place.

Lundi, le président Duterte avait donné 24 heures à M. Espinosa et à son fils pour se rendre, après l'arrestation de cinq employés et gardes du corps du maire dans une opération anti-drogue. "Sinon, un ordre de 'tirez à vue' sera donné s'ils résistent ou mettent en danger les policiers chargés de les arrêter", avait expliqué le porte-parole de la présidence, Ernesto Abella, à la télévision.

Tu vas mourir

Le maire s'est finalement rendu mardi, mais son fils reste en fuite. Dans une étrange conférence de presse aux côtés du maire diffusée en direct à la télévision, le chef de la police nationale, Ronald de la Rosa, l'a appelé à se rendre: "Si tu nous écoutes là, Kerwin, ton père s'est déjà rendu, tu devrais faire comme lui". "Si tu ne te rends pas, tu vas mourir. Donc il vaudrait mieux te rendre, ta vie est réellement en danger", a-t-il ajouté.

La police affirme avoir tué plus de 400 trafiquants de drogue depuis l'élection de M. Duterte. Les organisations de défense des droits de l'Homme craignent que ce bilan ne soit bien plus élevé, des civils se transformant aussi en justiciers suite aux appels au meurtre du président.

Selon la police, plus de 100'000 trafiquants et consommateurs de drogue se sont rendus à la police lors de multiples redditions de masse, dans plusieurs régions du pays. Ils ont promis de cesser leurs activités illégales.

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ATS