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Le Nicaragua, pays le plus pauvre d'Amérique centrale, est secoué depuis trois mois par des violences qui ont fait plus de 280 morts et quelque 2000 blessés (archives).

KEYSTONE/AP/ALFREDO ZUNIGA

(sda-ats)

La police a pris mardi le contrôle du quartier rebelle de Monimbo à Masaya, dans le sud du Nicaragua, après de violents affrontements mardi avec des manifestants. Au moins deux personnes ont perdu la vie, rapportent diverses sources.

"Aujourd'hui (mardi), c'était au tour de Monimbo, à Masaya, de retrouver des rues libres de tout blocus où les gens peuvent se déplacer librement", a déclaré le gouvernement nicaraguayen sur son site internet. "Aujourd'hui, ce quartier historique célèbre sa liberté, après avoir été kidnappé par des terroristes financés par la droite putschiste", est-il ajouté.

Après plusieurs heures de combats et un "usage excessif de la force" contre les manifestants, la police et les groupes armés irréguliers ont pris le contrôle de la ville, a déclaré à l'AFP Alvaro Leiva, dirigeant de l'Association nicaraguayenne des droits de l'Homme (ANPDH).

Un millier d'hommes des forces anti-émeutes et de paramilitaires fortement armés à bord d'une quarantaine de pick-up étaient entrés au petit matin dans Masaya, situé à une trentaine de kilomètres de la capitale Managua.

Loi anti-terroriste

Lorsque les protestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega ont commencé au mois d'avril, les habitants de Monimbo avaient érigé des barricades dans les rues de leur quartier pour se défendre contre les raids de la police.

Les affrontements de mardi ont fait au moins deux morts et plusieurs blessés, a déclaré le Centre nicaraguayen des droits de l'homme à l'AFP.

La vice-présidente Rosario Murillo, également épouse du chef de l'Etat, avait célébré peu auparvant l'avancée de la "libération" de la ville rebelle, estimant que les manifestants étaient "une minorité remplie de haine".

Pendant ce temps, le Parlement, contrôlé par le camp au pouvoir, a adopté une loi punissant de 15 à 20 ans de prison les actes de terrorisme. Sont notamment ciblés les auteurs d'actes visant à "altérer l'ordre constitutionnel", ce qui, selon l'opposition, pourrait concerner les manifestants.

Condamnation internationale

Ce nouvel affrontement intervient au moment où la communauté internationale réclame avec insistance l'arrêt de la répression. Les Etats-Unis ont "fermement" exhorté mardi le président du Nicaragua à cesser "la violence et le bain de sang".

L'Union européenne a aussi demandé mardi la "fin immédiate" de la violence au Nicaragua et exigé le démantèlement des groupes armés irréguliers. La veille, 13 pays d'Amérique latine et l'ONU avaient réclamé la cessation immédiate des violences.

Le Nicaragua, pays le plus pauvre d'Amérique centrale, est secoué depuis trois mois par des violences qui ont fait plus de 280 morts et quelque 2000 blessés.

Un mouvement de protestation, dont les étudiants sont le fer de lance, a été lancé le 18 avril contre le gouvernement de Daniel Ortega, ex-guérillero de 72 ans, à la tête du Nicaragua depuis 2007 après l'avoir déjà dirigé de 1979 à 1990.

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ATS