Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Des militaires ont commencé samedi à prendre la relève de policiers pour surveiller certains sites sensibles à Anvers et Bruxelles après le démantèlement en Belgique d'une cellule djihadiste. Le cerveau présumé du groupe reste activement recherché.

Environ 150 soldats ont été mobilisés samedi matin pour surveiller des "sites stratégiques" dans le quartier des diamantaires d'Anvers (nord) où vit une importante communauté juive, mais aussi les institutions européennes, le siège de l'Otan, et les missions diplomatiques, a expliqué le ministre de la Défense Steven Vandeput.

Les soldats n'ont toutefois pas été déployés dans les gares ou aéroports. L'opération exceptionnelle, lancée pour un mois renouvelable selon le Premier ministre Charles Michel, peut être maintenue tant que le niveau d'alerte sera fixé au moins à 3 sur une échelle de 4, comme c'est le cas depuis jeudi soir.

Jusqu'à 300 militaires

Jusqu'à 300 militaires pourront être engagés dans ces opérations de maintien de l'ordre, du jamais vu en Belgique depuis une vague d'attentats commis dans les années 1980 par les Cellules communistes combattantes.

D'autres communes, comme Verviers (est) où la police a abattu jeudi soir deux djihadistes présumés qui y avaient établi leur planque, ont également demandé du renfort militaire.

L'assaut contre ces deux hommes récemment revenus de Syrie à l'insu de leurs familles, Radwan Haqawi et Tareq Jadoun, a déclenché un vaste coup de filet jeudi soir dans plusieurs communes belges afin de démanteler une cellule islamiste qui prévoyait de "tuer des policiers sur la voie publique et dans des commissariats" par le biais d'attentats "dans tout le pays", selon le parquet fédéral.

Cinq personnes inculpées

Cinq personnes ont été inculpées pour "participation à un groupe terroriste" et trois d'entre elles incarcérées. Des perquisitions ont permis de retrouver des armes, des produits permettant de fabriquer des bombes, mais aussi des uniformes de police et des faux documents.

Deux fugitifs qui avaient quitté la Belgique juste après l'assaut ont par ailleurs été arrêtés dans les Alpes françaises. Quatre hommes ont aussi été arrêtés samedi à Athènes.

Les services de la police antiterroriste cherchent à vérifier si, comme ils le supposent, figurent bien parmi ces derniers Abdelhamid Abaaoud, un Belge d'origine marocaine identifié par les médias belges comme le cerveau présumé des attentats déjoués jeudi, qui auraient été commandités depuis la Grèce.

Les autorités ont par ailleurs affiché leur fermeté. Un homme qui avait intimidé des libraires à Eisden-Tuinwijk (nord-est), les menaçant de mort s'ils vendaient Charlie Hebdo, a été interpellé, selon les médias locaux.

A Bruxelles, le parquet a demandé samedi des poursuites contre deux frères qui avaient menacé des policiers en faisant référence aux attentats de Paris. Un autre homme qui faisait semblant de viser des policiers avec une arme à feu a également été interpellé.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS