La pollution est de retour dans le ciel de Chine, assure Greenpeace

Les niveaux de polluants toxiques dans l'air étaient plus élevés en avril qu'une année plus tôt (image d'illustration). KEYSTONE/AP/Andy Wong sda-ats
Ce contenu a été publié le 08 mai 2020 - 17:45
(ATS)

La pandémie de coronavirus, en provoquant un arrêt des usines, avait nettoyé le ciel des villes chinoises de toute pollution. Mais la reprise du travail a provoqué son retour, d'autant plus vite que les industriels tentent de rattraper le temps perdu.

Les niveaux de polluants toxiques dans l'air étaient plus élevés en avril qu'à la même période l'an dernier, selon des données publiées vendredi par Greenpeace Chine. "Ce qui est frappant c'est la vitesse avec laquelle le niveau de pollution est remonté après la forte chute enregistrée au cours du premier trimestre", a expliqué à l'AFP Li Shuo, expert-climat de l'ONG.

Des images satellites publiées par la NASA et l'Agence spatiale européenne ont montré que les niveaux d'émission de nitrogène dioxyde dans les grandes villes de l'est et du centre de la Chine (où sont situées de nombreuses usines chimiques, des aciéries et cimenteries) étaient en baisse de 30% au cours des deux premiers mois de l'année.

Le niveau de ce polluant était toutefois repassé en avril à 25,4 par mètre cube d'air en avril, contre 24,6 en avril de l'an dernier.

Selon l'OMS, la pollution de l'air chronique réduit l'espérance de vie des Chinois de plus de quatre ans.

Corruption

Une reprise vigoureuse de la production industrielle et des conditions météo défavorables ont influé sur le mauvais chiffre d'avril, a précisé Li Shuo. La production d'électricité, essentiellement produite au charbon, a notamment augmenté de 1,2% le mois dernier, a-t-il précisé.

Le ministère de l'Industrie a fait savoir vendredi que des responsables locaux de la province de Fujian, qui compte de nombreuses usines textiles et des équipementiers électroniques, n'ont pas fait appliquer les limitations d'émissions et ont même accepté pour cela des pots-de-vins de certaines sociétés.

Certains gros pollueurs ont même été pris en flagrant délit de fausses déclarations sur le système de déclaration en ligne mis en place par le gouvernement, a précisé le ministère.

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