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L'Eglise catholique et le pouvoir politique polonais ont entamé jeudi les célébrations du 1050e anniversaire de l'arrivée du christianisme dans leur pays. Cette arrivée est considérée comme l'événement fondateur de l'Etat polonais.

Réunis à Gniezno, la première capitale historique du pays, le président Andrzej Duda avec son épouse, la Première ministre Beata Szydlo et les présidents des deux chambres du parlement, ainsi que le chef du parti conservateur au pouvoir Jaroslaw Kaczynski, ont assisté en fin d'après-midi à une messe solennelle présidée par le représentant du pape, le cardinal secrétaire d'Etat Pietro Parolin.

Prenant la parole à l'issue de la liturgie, M. Duda a rappelé que si "la Pologne avait parfois disparu de la carte au cours de l'histoire, elle est toujours réapparue grâce à la force spirituelle que lui avait donnée son baptême".

Dans son homélie, le primat de Pologne, l'archevêque de Gniezno Wojciech Polak a appelé les Polonais à "dépasser les vieux conflits et les nouvelles divisions, à combattre l'hostilité et les querelles, à chercher la réconciliation et le pardon". Il semblait faire allusion à la forte tension politique qui prévaut entre les conservateurs et l'opposition centriste.

Alliance Eglise-Etat

Ces cérémonies, qui se poursuivent vendredi, illustrent la nouvelle alliance entre l'Etat et l'Eglise, à qui les conservateurs de M. Kaczynski doivent en partie leur retour au pouvoir. Elles rappellent des liens historiques entre l'Etat polonais et l'Eglise, qui se sont toutefois violemment opposés lors du régime communiste.

Plusieurs évêques polonais, dont l'archevêque de Gdansk Slawoj Leszek Glodz, ont souligné en marge de la réunion de l'épiscopat la différence entre les cérémonies actuelles, marquées par une "harmonie" régnant entre l'Eglise et l'Etat, et les tensions d'il y a un demi-siècle, lorsque le pouvoir communiste avait marqué le millénaire de la Pologne en minimisant le rôle de la religion.

Entrée de la Pologne en Europe

"L'année 966 avait marqué l'entrée de la Pologne en Europe", a déclaré avant le début des cérémonies le président de la conférence épiscopale polonaise Stanislaw Gadecki. Le pays a alors eu accès d'un coup "à mille ans de culture grecque, romaine et hébraïque".

L'événement "avait contribué à l'unité européenne", a assuré à l'AFP le cardinal Peter Erdö, archevêque de Budapest et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe.

A l'issue de leur réunion, les évêques ont gagné l'île d'Ostrow Lednicki, sur un lac de la région, lieu présumé du baptême du prince Mieszko Ier.

Des cérémonies dont la sérénité a failli être troublée: le nonce apostolique en Pologne, Celestino Migliore, a sommé l'archevêque à la retraite Juliusz Paetz de s'abstenir d'y participer. Accusé par les médias de manifester souvent son homosexualité y compris à l'égard de futurs prêtres, Mgr Paetz, qui a démissionné en 2002, avait manifesté son intention d'être présent.

ATS