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La population des loups augmentent rapidement en Europe

Deux meutes de loups seraient installées en Valais, selon Groupe Loup Suisse (archives). KEYSTONE/GRUPPE WOLF SCHWEIZ GWS sda-ats
Ce contenu a été publié le 03 novembre 2018 - 06:13
(Keystone-ATS)

La population des loups a augmenté de près d'un tiers en un an dans les Alpes, selon une évaluation du Groupe Loup Suisse (GLS), diffusée samedi sur son site internet. De mai 2017 à avril 2018, 98 meutes ont été recensées dans les pays alpins, dont quatre en Suisse.

Ce chiffre correspond à une hausse de 23 meutes par rapport à l'année précédente, précise GLS. Les groupes composés de trois animaux et plus sont considérés comme des meutes.

Entre 800 et 1000 loups ont vécu dans la région alpine durant cette période. L'évaluation se base sur des données provenant de plusieurs pays et de cantons suisses.

Phase de croissance

Le nombre de loups devrait croître plus fortement ces prochaines années en Suisse que jusqu'à maintenant. Le rythme de reproduction montre que la population de Canis lupus est actuellement en phase de croissance exponentielle, précise le Groupe Loup Suisse.

D'après l'analyse de GLS, les meutes, qui se concentraient auparavant au sud des Alpes, en France et en Italie, poursuivent leur progression vers le nord. Cinquante-sept d'entre elles vivent en France, 40 en Italie et une en Slovénie.

La Suisse en compte quatre, deux en Valais, une dans les Grisons et une au Tessin. Le garde-chasse cantonal grison, Adrian Arquint, a indiqué à la mi-octobre qu'une deuxième meute s'était peut-être formée près de Flims (GR), mais qu'il n'y avait pas encore de preuve concluante.

Le loup a été presque complètement exterminé en Europe occidentale au XXe. Les premiers individus sont revenus en Suisse en 1995.

La Confédération a soumis à la Convention de Berne protégeant le loup une demande de déclassement de l'espèce. Elle veut que ce mammifère canidé ne soit plus "strictement protégé", mais seulement "protégé". Une décision doit tomber en novembre.

Si la proposition était approuvée, le loup resterait protégé, mais l'Etat aurait une plus grande marge de manoeuvre face aux attaques contre les animaux de rente.

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