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Le Service national de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI) a reçu l'an dernier 5330 communications de soupçons transmises par la population, en baisse de 14%. La pornographie dure marque un recul, la criminalité économique est en revanche en hausse.

La pornographie dure reste, avec 1206 communications, la catégorie la plus souvent signalée: 90% concernent la pornographie enfantine, a indiqué mardi le SCOCI. Bien que le nombre de communications dans cette catégorie ait diminué, on ne peut pas en déduire que ce type de contenus et d'infractions soit en recul sur Internet, a souligné le service de lutte contre la cybercriminalité.

Cette diminution provient surtout du fait que les contenus sont de moins en moins visibles pour le grand public. Les pédocriminels se tournent vers des plateformes fermées ou difficilement accessibles, comme des forums, des groupes ou des réseaux sociaux. Ils peuvent ainsi échanger du matériel de pornographie enfantine de manière plus discrète et anonyme.

Plus d'escroqueries

Dans la catégorie "escroqueries" au contraire, les dénonciations sont en hausse de 53%. Les malfrats opèrent surtout depuis l'étranger et visent les personnes qui effectuent des achats sur les bourses d'échange ou les petites annonces en ligne.

Les signalisations de cas de hameçonnage (pishing) et de blanchiment d'argent ont également fortement augmenté, de 28%. Les auteurs de ces infractions ont avant tout cherché à obtenir les données d'accès d'internautes aux opérations d'e-banking et aux bourses d'échange en ligne.

Propres enquêtes

Les pourriels, ou spams, ne semblent en revanche plus inquiéter la population. Leur dénonciation est en recul pour la quatrième année consécutive.

Les collaborateurs du service ont également mené l'an dernier leurs propres enquêtes, dont 16 sous couverture pour débusquer des pédocriminels. Dans plusieurs cas, des procédures pénales ont été ouvertes grâce aux découvertes de ces agents infiltrés sur des forums ou des réseaux sociaux. Elles sont encore en cours.

ATS