Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La concurrence ne fonctionne que de manière très hésitante sur le marché des lettres, critique lundi l'autorité de régulation postale, PostReg. La Poste Suisse détient une part de marché de 99% sur les lettres de plus de 50 grammes, en marché libre.

Le marché des lettres reste néanmoins très vivace en Suisse, par rapport à l'Europe, relève l'autorité de régulation postale. En 2011, La Poste a traité quelque 2,33 milliards de lettres, soit une baisse de seulement 1,3% du volume par rapport à l'année précédente.

Le géant jaune profite toujours de la protection que lui offre son monopole résiduel, sur les envois jusqu'à 50 grammes, estime PostReg dans son rapport d'activité 2011 pour expliquer la position dominante de l'ex-régie fédérale. Son réseau couvrant l'ensemble du territoire et ses investissements élevés sont deux atouts supplémentaires.

Saturation du marché des colis

La concurrence est plus poussée sur le marché helvétique des colis, note PostReg. Elle reste toutefois faible en moyenne européenne, la part détenue par les prestataires privés s'élevant à 20,4%, un pourcentage en stagnation depuis la libéralisation du marché en 2004. Le marché des colis montre en outre une saturation, qui s'explique notamment par la morosité de la consommation en 2011.

La surveillance postale salue en revanche la ponctualité du géant jaune. En 2011, La Poste a distribué dans les délais 97,5% des lettres en courrier A, contre 97,2% en 2010. Le chiffre est encore plus élevé pour le courrier B, avec 99,3% (2010:98,5%) des envois arrivés dans les délais.

Pour les colis également, La Poste présente une ponctualité honorable selon PostReg: l'an dernier, 97,4% des paquets prioritaires (2010:97,7%) et 97,7%(2010:97,5%) des non-prioritaires sont arrivés à temps.

L'autorité de surveillance relève encore que le service universel est toujours autofinancé, à hauteur de 118,8%. La dépendance de La Poste à l'égard de PostFinance s'est toutefois encore accrue l'an dernier.

ATS