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La pauvreté et la tendance à l'exclusion sociale ont augmenté au cours des dernières années dans le canton de Berne. C'est le constat dressé vendredi par le conseiller d'Etat bernois Philippe Perrenoud lors de la présentation du rapport social 2015.

"Non seulement les taux de pauvreté et de risque de pauvreté ont augmenté, mais les revenus du dixième le plus défavorisé de la population ont nettement diminué depuis 2001", a déclaré le conseiller d'Etat socialiste. Philippe Perrenoud a admis qu'il n'a pas été possible de gagner du terrain contre la précarité, son principal objectif durant son mandat au gouvernement.

Pour le directeur de la santé publique et de la prévoyance sociale, l'exclusion sociale de certains groupes de la population menace la cohésion et la stabilité de l'ensemble de la collectivité. Cette évolution peut aussi coûter cher à terme. "La lutte contre la pauvreté est dans l'intérêt de tous", a-t-il affirmé.

La précarité gagne du terrain

Selon le 4e rapport social, 12,6% des ménages composés de personnes en âge de travailler étaient pauvres ou menacés de l'être en 2013. Cela correspond à 42'700 ménages comprenant 78'500 personnes. Ce taux s'élevait à 11,3% à l'époque du premier rapport publié en 2008 et établi sur des données fiscales de 2006.

Philippe Perrenoud avance plusieurs raisons pour expliquer cette incapacité à enregistrer des succès dans la lutte contre la précarité dans le canton de Berne: les crises financières, le blocage provoqué par la cohabitation entre un Grand Conseil bourgeois et un gouvernement rose-vert, ainsi que la politique d'austérité.

Ce 4e rapport social a été élaboré sur la base de statistiques fiscales et d'une enquête téléphonique auprès de personnes en âge de travailler, mais en situation de précarité financière, soit un budget mensuel inférieur ou égal à 3000 francs. Plus de la moitié des personnes interrogées ont des grandes voire de très grandes difficultés à couvrir les dépenses mensuelles de leur ménage.

Eviter des ghettos

Pour l'élu socialiste, il convient de conserver les instruments garants du minimum vital comme l'aide sociale ou la réduction des primes d'assurance-maladie. Le magistrat francophone estime que prendre le risque de marginaliser tout un pan de la population en coupant des prestations, c'est "prendre le risque de laisser des banlieues comme Aubervilliers ou Clichy-sous-Bois se développer à Berne, Bienne et Thoune".

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ATS