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Toute la presse britannique célébrait lundi la victoire de Chris Froome, premier Britannique à avoir remporté deux fois le Tour de France,

Elle soulignait ses protestations d'honnêteté face aux accusations non prouvées qui l'ont visé.

"Je ne suis pas un tricheur: la réplique victorieuse de Froome", titrait le Sun, auquel faisait écho le "Croyez en moi" du Telegraph.

La page sports du Mirror était aussi titrée "Je suis un homme d'honneur", avec une photo de Froome levant le poing en l'air, avec comme légende "Le message de défi du champion Froome".

Froome a été la cible d'insinuations et d'accusations, non prouvées, de dopage ou de tricherie depuis sa première victoire dans la Grande Boucle en 2013. Au cours de l'édition 2015, il s'est plaint de manifestations hostiles de certains spectateurs, comme un jet d'urine sur lui au cours de la 14e étape.

Après son arrivée victorieuse sur les Champs-Elysées, Froome a évoqué "les moments durs traversés dans ce Tour" et, parlant du maillot jaune, il a déclaré: "Je ne le bafouerai jamais".

Oliver Brown, spécialiste des sports du Telegraph, relève que la course remportée par Froome "a probablement été le Tour de France le plus polémique de l'histoire récente", et il juge déplorable que Froome soit un vainqueur impopulaire alors qu'aucune preuve de dopage n'existe contre lui.

"Froome est entré dans la Ville Lumière moins comme un champion porté en triomphe que comme une persona non grata, calomnié et ostracisé, bouc émissaire d'une controverse dont il n'était pas l'auteur", écrit Oliver Brown.

Le cyclisme reste durablement marqué par les grands scandales de dopage qu'il a connus, particulièrement le souvenir de Lance Armstrong, sept fois vainqueur du Tour de France avant d'être privé de tous ses titres, souligne dans le Guardian William Fotheringham.

"Le legs d'Armstrong reste toxique, et cet héritage empoisonné était perceptible dans l'absence de confiance en Froome et en Sky", son équipe, relève ce spécialiste du cyclisme.

La section sports du Times débutait par des déclarations du manager de Sky, le Britannique Dave Brailsford, comparant ceux qui soupçonnent son équipe aux personnes qui continuent à chercher le monstre du Loch Ness.

"Nous avons toujours des gens qui campent là-bas avec des jumelles en disant 'Je suis sûr que nous allons voir le monstre demain', mais il n'apparaît jamais. Il n'existe pas", a déclaré Brailsford selon le Times.

De nombreux quotidiens soulignaient le caractère historique de la victoire du coureur britannique.

"Roi de la route", proclamait le titre de la section sports du Daily Express. "Chris Froome a franchi la ligne d'arrivée du Tour de France et il est entré dans les livres d'histoire", déclarait le quotidien.

Le Daily Telegraph publiait à la Une une photo de Froome souriant avec son épouse Michelle, avec en légende "Froome fait l'histoire dans les rues de Paris".

"Froome obtient une seconde victoire au Tour", titrait à la Une The Independent, avec une grande photo du champion souriant et entouré de ses camarades de l'équipe Sky.

Metro évoquait un "Tour de force", et le Times montrait à la Une Froome en train d'embrasser son trophée.

ATS