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Peu de chance de pouvoir rejoindre les îles grecques mardi et mercredi depuis Athènes

KEYSTONE/AP/PETROS GIANNAKOURIS

(sda-ats)

La Grèce était privée mardi de liaisons avec ses îles et d'information à la veille de la grève générale organisée par les principaux syndicats. Ces derniers s'opposent à un nouveau train d'austérité.

En milieu de matinée, aucun bateau n'avait quitté le Pirée pour les îles, a indiqué la police portuaire. Les grèves à l'appel de la puissante confédération des marins imposent généralement le blocage de tout le secteur.

Une grève de 24 heures dans les médias était également très suivie, privant le pays de bulletins radio et télévisé, tandis que l'agence de presse nationale Ana ne diffusait plus aucune dépêche.

Ces débrayages doivent être suivis d'une grève générale mercredi contre le vote prévu au parlement grec dans la nuit de jeudi à vendredi d'un nouveau train d'austérité pour la période 2019-2020, ceci à la demande des créanciers du pays (l'Union européenne et le Fonds monétaire international).

Le projet de loi prévoit de nouvelles coupes dans les retraites, déjà amputées trois fois depuis le début de la crise en 2010, et de nouvelles hausses d'impôts, y compris pour les ménages à la limite du seuil de pauvreté. Total des coupes: 4,5 milliards d'euros.

Actions compensatoires

Ces mesures doivent être contrebalancées par une série d'actions anti-pauvreté (cantines gratuites, ouverture de crèches, allocations au loyer, etc) et de relance pour un montant budgétaire équivalent.

L'adoption de ce paquet a été négociée pendant des mois entre Athènes et ses créanciers. Il doit permettre la poursuite du versement au pays des prêts consentis en juillet 2015, et est censé ouvrir la voie à l'allègement de sa dette et à sa sortie de crise, via son retour sur les marchés en 2018.

Accordés en échange d'une purge budgétaire sans équivalent en Europe, les trois programmes successifs de prêts concédés à la Grèce depuis 2010 par l'UE et le FMI ont jusque-là échoué à relancer l'économie.

Après une croissance zéro en 2016, la Grèce a entamé l'année 2017 sur un recul de son PIB de 0,1% par rapport à fin 2016, a indiqué lundi son agence statistique.

ATS

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