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Les journalistes de l'ATS exigent de vraies négociations avec le conseil d'administration de l'entreprise.

Syndicom

(sda-ats)

La rédaction de l'Agence Télégraphique Suisse (ats) n'accepte pas la rupture des négociations par le conseil d'administration. Elle est d'accord d'entamer une procédure de conciliation, mais à condition que les licenciements soient suspendus.

La rédaction attend de vraies négociations, ont indiqué jeudi devant les médias à Berne plusieurs membres de la commission du personnel de l'ats, en présence de représentants des syndicats syndicom et impressum. Les journalistes ont longuement décrit l'atmosphère nuisible qui a transparu lors des "prétendues négociations" menées jusqu'ici, leur impression de ne pas avoir été écoutés du tout.

Pour ce qui est du plan social, ils ont à nouveau affirmé qu'ils n'avaient obtenu que des miettes, en regard à des conditions de départ décentes et aux 20 millions de francs qui constituent les réserves de l'ats. Au beau milieu de la conférence de presse, trois personnages masqués représentant la délégation du conseil d'administration ont fait irruption dans la salle pour jeter des cacahuètes aux pieds des journalistes de l'agence.

"Gonflé" artificiellement

Le personnel reproche de surcroît au conseil d'administration de "gonfler" artificiellement le montant consacré au plan social. Un des membres du conseil, Matthias Hagemann, a évoqué dans la presse un plan social généreux et dit que des concessions ont été faites. Or, dans les 2,5 millions de francs annoncés se cachent des coûts qui n'ont rien à faire dans un plan social.

Ces coûts n'améliorent pas la situation des cas de rigueur, mais sont, selon la loi, à la charge de l'employeur. Ont ainsi été inclus les coûts générés par la suspension des licenciements pendant les négociations, tout comme les coûts des licenciements qui n'ont pas pu être prononcés comme prévu et les coûts liés au soutien psychologique à disposition des employés licenciés.

En soustrayant ces montants, le plan social actuellement proposé se monte à 1,9 million, soit exactement la même somme qu'avant les négociations, ont rappelé les journalistes de l'agence.

Gel de la restructuration

Face à l'obstruction systématique du conseil d'administration, la rédaction de l'ats salue néanmoins l'appel à un organe de conciliation pour rétablir un dialogue, mais à condition que les licenciements soient suspendus pendant la durée de la procédure. Il s'agit d'une exigence incontournable, ont souligné les représentants de la rédaction, qui a accepté de son côté de suspendre la grève.

Sans une suspension de la restructuration, cette conciliation ferait figure de farce, estiment les journalistes de l'agence de presse nationale. La procédure ressemblerait à un exercice alibi, car le réexamen de la restructuration représente un enjeu majeur pour la rédaction. Celle-ci se réunira dans une semaine lors d'une nouvelle assemblée générale. D'ici là, la grève reste donc suspendue.

Organe de conciliation

Selon la rédaction, une restructuration comme l'entend le conseil d'administration - qui prévoit la suppression de 36 emplois à plein temps sur 150 - rendrait obsolète une discussion sur la stratégie de l'ats. Elle ferait en outre obstacle à une offre de base en informations en trois langues.

Lundi, le conseil d'administration de l'ats a considéré que les négociations avec la commission de la rédaction avaient échoué, après quatre réunions. Vendredi dernier, il avait déjà indiqué qu'il souhaitait désormais s'en remettre à l'Office fédéral de conciliation du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Possibilité d'éliminer les divergences

Réagissant jeudi dans un communiqué, le conseil d'administration de l'ats reconnaît la volonté de la rédaction de poursuivre les négociations. Il estime que le recours à la conciliation du SECO, une procédure inscrite dans la loi, permettra d'éliminer les divergences dans le conflit de travail.

Selon lui, les chances d'aboutir à une solution consensuelle sont toujours bonnes, "à la condition que les deux parties fassent des pas en direction de l'autre".

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ATS