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Pour le conseiller fédéral Alain Berset, la réforme des retraites est essentielle. Elle participera au développement économique et social de la Suisse.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Un financement stable des retraites est essentiel au développement social et économique de la Suisse. Le conseiller fédéral Alain Berset a lancé mardi sa campagne en faveur de la réforme de la prévoyance vieillesse 2020.

La prévoyance vieillesse est la plus importante oeuvre sociale de Suisse. Or, sa stabilité financière est menacée par les baby-boomers en âge de retraite, l'augmentation de l'espérance de vie et les taux d'intérêt négatifs. "La nécessité de la réforme est incontestable", a défendu devant les médias à Berne Alain Berset.

Sans elle, le fonds AVS présentera plus de 10 milliards de déficit en 2032 et les caisses de pension continueront à puiser dans les fonds des actifs pour servir les rentes LPP des aînés. Le nombre de retraités continuera à augmenter.

"En cas de non, les conséquences financières se reporteront sur les prochaines générations, qui devront résoudre les problèmes qu'on a refusé d'affronter", a remarqué le conseiller fédéral socialiste.

La seule option

La réforme constitue donc la seule solution pour sortir de l'ornière. Issu d'un compromis, "ce projet est capable de rassembler une majorité", a-t-il ajouté.

La hausse de la TVA de 0,6 point de pourcentage en deux étapes permettra de renflouer les caisses déficitaires de l'AVS. D'autres mesures sont prévues: les femmes devront travailler jusqu'à 65 ans dès 2021, ce qui permettra d'économiser 1,3 milliard de francs.

Dans le 2e pilier, le taux de conversion de 6,8% sera abaissé progressivement en quatre ans à 6%, réduisant la rente professionnelle. Mais des compensations ont été prévues, a souligné le ministre des assurances sociales.

Dans l'AVS, la réforme prévoit un bonus de 70 francs pour les nouveaux rentiers et un relèvement de 150 à 155% du plafond de rente pour les couples mariés. Cette mesure sera financée par une augmentation des cotisations de 0,3 point, partagée à part égale entre employés et patrons. Dans la prévoyance professionnelle, les cotisations sur les salaires seront un peu plus élevées.

La réforme introduit le principe d'une retraite à la carte, qui pourra être prise entre 62 et 70 ans, avec un malus ou un bonus à la clé. Finalement, les lacunes de prévoyance pour les personnes qui ont des petits salaires seront comblées.

Le principe du compromis

"Personne n'a exactement ce qu'il voulait. Et c'est peut-être le signe que le travail a été bien fait", a souligné Alain Berset. Un tel projet représente "un défi pour la société", qui doit oser prendre ses responsabilités, a-t-il exorté.

Revenant sur l'opposition d'une partie de l'économie au projet, il a remarqué que la plupart de ses demandes ont été prises en compte. Aux organisations qui s'irritent du bonus AVS de 70 francs, il a rappelé le principe d'un compromis: accepter de donner quelque chose pour recevoir en retour quelque chose aussi.

Plan B caduque

Quant au "plan B" du PLR présenté dans la presse, il estime qu'il s'agit plutôt du "plan A qui a déjà échoué plusieurs fois devant le peuple. C'est suite à ces échecs qu'on propose la réforme actuelle", a-t-il précisé.

Le Parlement a décidé de lier le sort des deux volets. La réforme n'entrera en vigueur que si le peuple et les cantons disent oui à la révision de la constitution pour augmenter la TVA. Si le référendum lancé par des syndicats romands abouti, le peuple devra se prononcer en plus sur la loi. Mais un seul "non" suffira pour tout faire capoter.

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ATS