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Une cinquantaine de pays et d'organisations réunis mardi à Paris ont dénoncé la vente d'armes à Damas, une allusion visant la Russie même si elle n'est pas citée. Sur le terrain, la poursuite des violences compliquait les préparatifs de la mission des six premiers observateurs de l'ONU.

Les participants à la rencontre organisée par le ministère français des Affaires étrangères ont aussi appelé "tous les Etats qui n'ont pas à ce jour exercé de pression à se joindre à leurs efforts et isoler davantage le régime syrien", indiquent des conclusions publiées à l'issue de la réunion. L'Union européenne, les Etats-Unis, le Canada, la Suisse, la Ligue arabe et la Turquie y participaient.

A cette occasion, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a plaidé pour un renforcement des sanctions contre Damas. Il a jugé qu'elles sont efficaces au vu, selon lui, d'une réduction de moitié des réserves financières de la Syrie depuis leur entrée en vigueur.

"Pression efficace"

Pour les participants, il est nécessaire "qu'une pression efficace soit exercée sur le régime syrien". Il s'agit d'obtenir "un respect intégral par les autorités syriennes de leurs obligations au titre du plan de l'envoyé conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe Kofi Annan et de la mise en oeuvre d'une transition politique répondant aux aspirations démocratiques du peuple syrien", souligne le texte.

Sur le terrain, les violences se poursuivait mardi et compliquaient les préparatifs de la mission des six premiers observateurs de l'ONU arrivés dimanche et chargés de veiller au respect du cessez-le-feu négocié par Kofi Annan. Seules de courtes trêves ont pour l'instant été observées.

Encore des morts

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte qu'au moins deux personnes ont été tuées mardi et une dizaine d'autres blessées lors de bombardements de l'armée.

Depuis le début de la révolte populaire contre son régime en mars 2011, plus de 11'100 personnes ont été tuées dans les violences, selon l'OSDH.

ATS