Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La sécheresse que connaît l'Ethiopie, la pire en un demi-siècle, s'est encore aggravée avec le printemps. Le gouvernement estime que le nombre de woredas (cantons) du pays en état d'urgence humanitaire a augmenté d'un cinquième en trois mois.

Addis-Abeba a déjà lancé en décembre dernier un appel de fonds pour obtenir 1,4 milliard de dollars afin de subvenir aux besoins de dix millions de personnes environ, sur une population totale d'environ 95 millions d'habitants.

Le nombre de woredas classées en priorité 1 (le plus haut degré sur une échelle de quatre), est passé de 186 en décembre à 219 en mars, soit une hausse de 18%, a déclaré la commission gouvernementale de gestion des catastrophes. L'Ethiopie compte environ 750 woredas.

La priorité 1 signifie de graves pénuries alimentaires pouvant conduire à de la malnutrition et une hausse du taux de mortalité.

Selon les agences humanitaires sur place, les pluies ont été très faibles pendant la période de février à avril.

Apocalyptique

Kim Pozniak, porte-parole de l'ONG Catholic Relief Services, s'est rendue au début du mois dans la région de Haraghe, dans l'est du pays. "Le paysage y est vraiment apocalyptique. Il n'y a plus que de la poussière et des pierres. Les habitants m'ont dit qu'il y avait tellement de bétail mort que même les hyènes ne peuvent pas tout manger", a-t-elle dit.

La crise devrait s'accentuer jusqu'au mois d'août, période pendant laquelle les habitants espèrent récolter le fruit des semences de juin grâce aux pluies estivales.

ATS