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Plusieurs quais de la capitale étaient encore inondés lundi matin

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

La Seine a atteint lundi matin à Paris son pic de crue et la décrue s'annonçait. Mais pour les riverains, les conséquences seront encore perceptibles plusieurs jours. La crue a culminé à 5,84 m, moins qu'en juin 2016 (6,10 m), selon le site de surveillance Vigicrues.

Ce niveau le plus élevé, mesuré à la station de référence du pont d'Austerlitz, est resté inchangé de dimanche 23h21 à lundi 03h51.

"C'est une crue très lente, donc on ne peut pas parler de pic. On préfère dire que le plateau a atteint son maximum. Il va perdurer toute la journée de lundi avant d'amorcer une descente mardi", a indiqué une porte-parole de Vigicrues, Rachel Puechberty.

Le pire est donc évité cette fois-ci, à savoir le scénario catastrophe d'une crue historique comme celle de 1910, où la Seine avait atteint 8,62 m. Mais les interrogations demeurent sur les dégâts potentiels pour la région parisienne.

Périphérie plongée dans l'eau

"Il faudra un retour d'expérience", a déclaré en conférence de presse le préfet de Paris Michel Delpuech. "On sait que ces phénomènes vont se reproduire" et "il faut vraiment que, dans une logique de prévention, on évite ce type d'aménagement du territoire", a-t-il souligné.

Dimanche, les péniches étaient restées immobiles le long des quais, pour beaucoup submergés, les lampadaires baignant dans une eau marron près de laquelle s'aventuraient quelques pêcheurs.

Côté transports, sept gares parisiennes du RER (trains régionaux), en bordure de Seine, resteront fermées au moins jusqu'au 5 février.

En amont de Paris, le niveau de la Marne était encore en légère hausse dimanche après-midi, a souligné Vigicrues. L'onde de crue issue de l'Yonne poursuit pour sa part sa progression sur la Seine et a dépassé la confluence avec le Loing, près de Fontainebleau.

En aval de Paris, sur les boucles de la Seine, la hausse devrait se poursuivre jusqu'en début de semaine, prévoit déjà Vigicrues. Une attention particulière sera portée sur le secteur d'Elbeuf, près de Rouen, avec des marées hautes prévues lundi.

Tout le monde en barque

Sur l'île de Migneaux à Poissy, dans les Yvelines, "tout le monde circule en barque", témoignait le président du syndicat des propriétaires de l'île. "L'humeur est encore bonne, on a une certaine habitude: en 20 ans, on en est à notre huitième ou neuvième crue".

De l'autre côté de la Seine, à Carrières-sous-Poissy, 1400 véhicules stationnés dans des parkings souterrains ont été déplacés dans des rues adjacentes, selon le maire de cette commune.

Avec l'arrivée prochaine d'une onde de crue venant de la Marne, et des averses attendues en milieu de semaine, "il faudra attendre plus d'une semaine pour attendre des niveaux classiques pour la saison", a ajouté Mme Puechberty de Vigicrues.

Au total, 1500 personnes ont dû quitter leur logement en Ile-de-France, a indiqué dimanche la préfecture de police. Quelque 1500 foyers restaient aussi privés d'électricité, "essentiellement dans l'est" de la région parisienne, selon le gestionnaire du réseau.

Deux mois très pluvieux

Les crues qui touchent diverses régions françaises résultent de fortes précipitations sur des sols gorgés d'eau. Les mois de décembre et janvier sont les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.

Une dizaine de départements étaient encore "en vigilance orange" dimanche. Sur la Saône, l'onde de crue s'est propagée dimanche entre Chalon-sur-Saône et Tournus.

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ATS